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 Le Confessionnal

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Dragon

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MessageSujet: Le Confessionnal   Dim 22 Fév - 7:07

La confession aristotélicienne est libre:

* privée avec un clerc
* publique devant une assemblée choisie
* publique sur la halle ou en taverne



La confession permet d'obtenir un regard extérieur et souvent avisé voir objectif sur ses propres soucis, doutes ou remords. La Raison doit être le principal moteur de discussion lors d'une confession, il ne faut pas oublier de rester serein et d'avoir l'esprit reposé!

Présentez-vous ici afin de présenter votre demande de confession.
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Dragon

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Dim 22 Fév - 7:08

La confession des péchés


La confession des péchés (l’aveu),

La confession même d’un point de vue simplement humain, nous libère et facilite notre réconciliation avec les autres. Par l’aveu, le pécheur regarde en face les fautes dont il s’est rendu coupable ; il en assume la responsabilité et par là, il s’ouvre de nouveau aux autres.
S’il est croyant, il s’ouvre à son Créateur par l’intermédiaire du confesseur. Il retrouve la communion avec les Saints et la communauté des fidèles.

Le Très Haut jugera nos péchés ; si on s’accuse soi-même, on se joint au Créateur. L’humain et le pécheur sont pour ainsi dire deux réalités : quand tu entends parler de l’homme, c’est le Très Haut qui l’a fait ; quand tu entends parler du pécheur, c’est l’humanité qui en est la source depuis que les enfants de la Création ont découvert l’acédie.
Détruis ce que tu as fait contre la nature de l’humain, pour que Notre Créateur sauve l’âme qu’il a faite... Quand tu commences à détester ce que tu as fait, c’est qu’il n’y a pas de bien dans ce que tu as fait, et le mal est l’absence de bien.
Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière.

La pénitence

Beaucoup de péchés causent du tort au prochain. Il faut faire le possible pour le réparer (par exemple restituer des choses volées, rétablir la réputation de celui qui a été calomnié, compenser des blessures). La simple justice exige cela. Mais en plus, le péché blesse et affaiblit le pécheur lui-même, ainsi que ses relations avec la Création et l’éloigne du Très Haut.. L’absolution enlève le péché, mais elle ne remédie pas à tous les désordres que le péché a causés.
Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle. Il doit donc faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés : il doit " satisfaire " de manière appropriée ou " expier " ses péchés. Cette satisfaction s’appelle aussi " pénitence ".

La pénitence, que le confesseur impose, doit tenir compte de la situation personnelle du pénitent et doit chercher son bien spirituel. Elle doit correspondre autant que possible à la gravité et à la nature des péchés commis. Elle peut consister dans la prière, une offrande, dans les œuvres de miséricorde, le service du prochain, dans des privations volontaires, des sacrifices, et surtout dans l’acceptation patiente de la punition.
On accepte de souffrir car on a fait souffrir, mais il ne faut pas oublier que souffrir n’est pas une vertu.
La souffrance comme pénitence n’a de sens que si elle sert à nous rappeler combien si elle est pénible pour nous, elle le fut pour celui qui a été notre victime.
Oane a dit « ne cherchez pas Dieu dans la souffrance, mais souvenez vous d’avoir souffert pour ne pas le perdre. »

L’absolution ou la réconciliation.

Celui qui a reconnu et confessé ses fautes, qui a réparé les torts causés, qui reconnaît qu’elles sont sources de mal et les abjure de toute son âme, celui là pourra recevoir l’absolution d’un confesseur et le Très Haut ne lui reprochera pas les actes absous justement. En revanche si le pécheur à triché avec lui-même pour obtenir le pardon il sera jugé doublement car il a blasphémé un sacrement.

L’absolution de l’Eglise libère l’âme du poids du péché, mais n’efface pas la temporalité de celle-ci si elle est connue et hors des loi des hommes.
Ainsi le conjoint qui commet l’adultère ne peut être déchargé temporellement de sa faute que si celui ou celle envers qui il l’a commis lui pardonne aussi. Ainsi le criminel ne serra pas déchargé de ses responsabilités envers la justice tant que la justice ne déclare pas en avoir fini avec lui.

En revanche nul ne pourra être poursuivi après avoir confessé ses fautes sur le seul fait de la confession, car si elle est faite en privé le confesseur est tenu au secret et est lié par le Très Haut à la garder secrète jusque et après la mort.
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Atirenna

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Jeu 25 Mar - 18:55

Les couloirs étaient longs, grands et austères, cependant les fresques de grande qualité ornaient les murs, ce qui donnait de la couleur dans ces murs où l'odeur de l'encens enivraient les esprits de ceux qui n'en avaient pas l'habitude... Atirenna s'aventura dans le labyrinthe qui la conduisit à cette porte qu'elle croyait la bonne... elle frappa doucement en espérant que quelqu'un la recevrait en cet endroit...

TOC TOC...

La Dame, époussetait sa robe, les routes avaient laissé quelques traces sur sa tenue, mais n'ayant pas eu le temps de se changer, elle avait prit la décision de venir directement ici après avoir lut le document qui lui ordonnait la confession... Monseigneur Navigius était un homme très occupé, cependant elle aurait aimé que ce fut lui.... elle resta derrière la porte en silence et patiente...
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Navigius
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Ven 26 Mar - 14:21

Le prélat italien profitait d'un rayon de lumière qui passait au travers du coin du rideau du confessionnal pour relire les écrits de Saint-Ripolin, se ressourçant l'esprit après plusieurs jours de dur labeur à Paris. Sa matinée s'était déroulée normalement, en ce jour attitré à la confesse. Il avait reçu une demi-douzaine de confession, ordonné des pénitences mais surtout, donné de précieux conseils afin de mieux orienter l'esprit de ceux qui avaient fautés. Depuis plusieurs minutes, personnes n'était venus au confessionnal, si bien qu'il s'apprêtait à regagner son bureau. C'est alors qu'un discret toquement à la porte gauche du confessionnal se fit entendre. Activant le lever qui permettait, du cagibi central réservé au prêtre, d'ouvrir la porte, il répondit d'une voix étouffée :

- Cher fidèle, entrez sans crainte et agenouillez-vous au prie-dieu. Tout ce que vous direz ici sera retenu à jamais dans le silence de la confesse.

Il ouvrit de ce fait la petite lucarne qui recouvrait la grille finement ouvragée en bois, permettant au fidèle de communiquer avec le prêtre, sans être vu de ce dernier.
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Atirenna

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Ven 26 Mar - 16:33

La voici prête devant cette porte qui semblait être sa dernière libération,devant le très haut... il fallait bien, pour son salut, entrer dans ce lieu saint, avant de se présenter devant Aristote et la mère de Cristos, celle qui était pour elle son premier réconfort, car ses prières, elle les lui accordait presque toutes à elle... une voix méconnaissable cependant lui donnait la permission de rentrer et de s'installer... la voici déjà agenouillée, alors qu'elle passait la porte du confessionnal... tout était sobre et à la fois rassurant, peut être un peu trop, cela lui délierait la langue en soulageant son coeur...

La grille se présenta à elle à l'ouverture de cette lucarne, et seule une ombre qu'elle distinguait à peine, trônait de l'autre côté... qui qu'il fut, elle devrait l'accepter, au regret de ne voir celui qui l'avait mariée et encore faite Dame devant sa suzeraine... cependant elle irait jusqu'au bout de sa confession...

La pénitente se signait, baissant la tête et osant à peine se présenter... fallait il le faire ? ou bien fallait il qu'elle soit elle aussi une anonyme ? elle n'en savait rien... Le regard vidé et soulagé à la fois, de pouvoir parler une dernière fois avant que d'oublier une fois pour toute son passé, à l'exception de ses enfants qu'elle garderait en son coeur...

Je........... pardonnez moi mon père car j'ai pêché...

Sa voix était douce et triste, autant que pouvait l'être celle d'une femme qui ne pourrait plus serrer ses enfants dans ses bras...
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Navigius
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Ven 26 Mar - 16:36

Toujours sur une voix calme et compatissante.

- Nous pêchons tous cher fidèle. L'important est de regretter ces péchés et de les amender. Racontez-nous ce que vous avez fait et qui pèse lourd sur votre esprit.
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Atirenna

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Sam 27 Mar - 21:18

L'instant était crucial, elle devait se libérer, et il était temps... son coeur battait la torture depuis bien des années... Atirenna était passée par des moment tellement difficiles... elle avait pleuré seule toutes les larmes de son corps, durant trop longtemps, elle avait enfoui en elle toutes ces tristesses et ses malheurs... la peur lui serrait pourtant la gorge, mais une voix rassurante se faisait entendre, moins anonyme qu'elle n'y paraissait tout à coup... ses larmes perlaient déjà, alors qu'elle reconnaissait celui qu'elle respectait depuis des années déjà et qu'elle avait en haute estime...

Navigius a écrit:
- Nous pêchons tous cher fidèle. L'important est de regretter ces péchés et de les amender. Racontez-nous ce que vous avez fait et qui pèse lourd sur votre esprit.

C'est alors, que rassurée, elle entreprit de commencer son récit...

Mon père... je voudrais soulager mon cœur, plus que ma conscience, les fantômes qui m'habitent, me hantent sans me laisser reposer... Aristote, en sa grande générosité à laisser mon corps de pénitente, survivre sur cette terre, mais mon âme se perd à se vouloir près de lui, où encore, à rejoindre celui qui sur la lune voudrait de ma présence, afin de me faire payer mes actes manqués...

Elle reprit son souffle, et continua...

Ma jeunesse fut de courte durée... un homme avait ravit mon cœur, profitant de ma faiblesse et me donnant un enfant qu'il repoussa, autant qu'il l'avait ensuite fait pour moi...

Et en cette période de famine, ma famille périt en l'emportant aussi, dans la fleur de l'âge, du haut de ses 6 ans... je n'étais qu'une enfant de quinze ans lorsque je l’avais mis au monde... et déjà je connaissais le secret des plantes médicinales, mais je ne pus soigner ce mal qui tua nombre de gens dans mon village...

En cela déjà, je suis coupable de ne pas avoir réussi à les sauver... ma détresse devant ces malheurs, m'a poussé à me donner à bien des hommes de la nouvelle ville qui m'avait accueillit en ce temps là... la jouvencelle que je fus, était morte... en laissant la place à une jeune fille perdue...

Je connus en ces terres, l'homme qui devint mon époux plus tard, mais en ce temps là, il était marié à une autre et avait des enfants... sa main secourable m'avais guidée en de nouveaux chemins, dont le principal, qui fut la foi aristotélicienne... notre amitié était grandissante, il est alors devenu mon parrain... ce qui emplissait mon coeur de joie, en prêtant serment au sein de l'Ordre de St Jean de Jérusalem...

Le temps s'était écoulé, mon ami et sa famille, partirent pour Cahors en Guyenne... nous nous étions éloignés, alors que moi j'étais encore en Flandres dans la ville de Gent... lorsque je reçu la missive m'annonçant la mort de son épouse, je ne cherchais plus à comprendre... j'entrepris le voyage pour assister celui qui était dans la peine, et qui deviendrait plus tard mon époux...

Durant mon long périple pour le rejoindre, il avait achevé son deuil, et le je le soutenais par mes longs courriers qui lui parvenaient grâce à nos pigeons, autant pour l'informer de mon avancée, que lui pour me donner de ses nouvelles et celles de sa famille...

Nous nous sommes aimés de cet amour incommensurable... je lui vouais ma vie et jusqu'à mon âme... j'étais partie gueuse et j'arrivais Dame... j'avais durant mon voyage trouvé des chevaux, que j'avais ramené en leur terre d'appartenance, reconnaissant les armoiries sur les selles... leurs propriétaires, de nobles personnes, avaient eut un accident et j'entrepris de les soigner, surtout après avoir reconnu mon amie, Deedo, qui allait par la suite devenir ma suzeraine...

Mon aimé, en sachant que je fut anoblie grâce au sacrement de Monseigneur Navigius, et la grandeur d'âme de celle qui devint ma suzeraine, avait prit l'initiative sans m'en parler, de la consulter, afin de mettre en place un contrat, visant à l'anoblir lui même et donnant en échange à Deedo, l'enfant premier de notre union en un enseignement militaire au nom de la famille...

Citation :
Contrat de mariage entre Dame Atirenna de Verlinghem et le Chevalier de l'ordre de l'hospital de Saint Jean de Jérusalem, Hook d'Aberdeen.

Les intérêts de la Dame de Verlinghem sont défendus par sa suzeraine Deedlitt de Cassel d'Ailhaud, comtesse de Lille et de Sainct-Omer, baronne d'Aire sur la Lys et Arques, dame de Dammarie les Lys, au nom des liens vassaliques qui les unissent et car celle ci ne dispose pas de tuteur apte à le faire.

En ce jour du 4 Avril 1456, ont été convenus les choses suivantes :

Par la présente la dote de la Dame Verlinghem sera composer de sa seigneurie de Verlinghem et de tout les avantages qui en découlent par le serment vassalique précédemment établis entre la Comtesse Deedlitt de Cassel d'Ailhaud et sa Vassale.

Tout les frais du futur mariage seront à la charge du Comte et de la Comtesse de Lille et de Sainct-Omer.

Comme avantage négocié pour la famille Cassel d'Ailhaud le futur épousé, le Chevalier de l'ordre de l'hospital de Saint Jean de Jérusalem, Hook d'Aberdeen, s'engage à servir la famille Cassel d'Ailhaud au même titre que la Dame de Verlinghem, dans la mesure ou il n'ira pas à l'encontre de son serment au sein de l'ordre de l'hospital de Saint Jean de Jérusalem.
Comme avantage également offert au Comte et la Comtesse de Lille et de Sainct-Omer le premier enfant mâle issus de l'union de la dicte Dame de Verlinghem et du chevalier Hook d'Aberdeen fera hommage lige au comte et à la comtesse de Lille et de Sainct-Omer, Grégoire et Deedlitt de Cassel d'Ailhaud . Par la même il devra recevoir l'enseignement militaire et stratégique nécessaire pour honorer cet hommage si le besoin s'en faisait sentir.
Le dicte enseignement militaire se fera autant au coté du comte de Sainct-Omer qu'aux coté de son père Hook d'Aberdeen.

Si il n'y avait pas d'enfant mâle issus du mariage durant les cinq premières années de l'union, le chevalier Hook d'Aberdeen sera redevable d'une somme de 5000 écus et d'un coffre de pierreries à la famille Cassel d'Ailhaud.

Si durant l'union nous constations l'infidélité avérée du futur époux il reviendra aux suzerains de laver l'affront fait à leur vassale durant un duel à mort entre le futur épousé et le Comte de Lille et Sainct-Omer, Grégoire d'Ailhaud ou un de ses champions désignés.

Si durant l'union nous constations l'infidélité avérée du la future épousée, le mariage sera rendu caduque et la future épousée finira ses jours dans un couvent. Point d'autre union ne lui sera accordée par ses suzerains, si bastard il devaient y avoir ses derniers seraient placés aux quartes coins du royaumes dans des institutions religieuses sous le couvert de l'anonymat.

Nous Deedlitt de Cassel d'Ailhaud avons reconnus.








Je n'avais pas été consultée, et cela m'avais contrariée au plus haut point... je rompis le dict contrat... il m'avait demandé pardon, d'avoir agit ainsi... mais le mal était fait... je ne pensais pas que cela n'était que le début de mon aventure... cependant je tentais d'amoindrir les faits...

Du fait d'une épidémie qui toucha le village en ma vie de première mère... j'avais perdu ma fertilité et j'ai dû entreprendre des soins bien spécifiques, à base de plantes diverses et rares, afin de donner progéniture à mon futur époux qui voulait héritier de notre sang mêlé... de là, je fus engrossée et gardait cela secret avant notre mariage...

Après son anoblissement et son allégeance à la famille de Comborn, nous avons pu nous marier... mais nous avons dû le faire avec hâte, car ma grossesse cachée, ne pouvait être dissimulée très longtemps, et malgré les soins de Monseigneur Navigius à officier le sacrement avec rapidité, j'ai enfanté dès la fin de la cérémonie...

J’ai mis au monde deux enfants, une fille et un fils… dont j'ai demandé aux enfants de mon époux de bien vouloir donner un nom, qui fut celui de " Marie Cécile " morte avant de voir le jour, et Ysendrin, un beau petit garçon, qui fut élevé par les soins des frères du monastère de Cosne...

Notre fille fut enterrée par des gens du domaine de Verlinghem où j'avais depuis nos fiançailles, logé toute la famille de mon aimé durant des mois, et mon époux n'a jamais été se recueillir sur la dépouille de notre enfant... quand à notre fils, j'ai dû faire le voyage seule afin de le récupérer...

je vous demande une pénitence, pour ne pas avoir pu donner la vie à ma fille, elle que j'aurais aimé voir vivre et sourire...

cependant avant de pouvoir aller rejoindre mon enfant et le ramener, je me suis aventurée dans les tavernes du Royaume, sur les terres de la cour des miracles, où je cherchais un réconfort auprès d'une pauvre âme en peine.... d'abord je croyais avoir moins de souffrances en ces bouteilles de vin, qui enivrèrent mon esprit, jusqu'à en perdre plus encore la tête... déjà mon époux se perdait à vivre pleinement ses obligations auprès du serment qui le liait à son ordre, au détriment de notre couple... ses venues étaient rares et chastes...

L'homme était tellement imprégné de ce besoin de servir sa foi, que nos rencontres ressemblaient à deux étrangers ou presque... sans même se rendre compte de mon état, car la boisson avait prit le dessus sur ma personne, mon âme était à ce titre déjà damnée... je crois avoir repris conscience de ma faiblesse, alors que je croyais rêver, lors d'une rencontre où j'étais captive presque volontaire, d'un être étrange dont j'ignore le nom... je me suis enfuie, avant l'irréparable et j'entrepris de tout avouer à mon époux... celui me répudia sans autre forme de procès et sans entendre ma détresse...

Son accusation était que le seul faite d'avoir posé le pied à la cour des miracle, même sans l'avoir trompé, me mettait au même rang que les catins qui y vivaient...

à ce titre aussi, je demande pardon au très haut de ce que mes pas ont fait fauté mon inconscience, en me couvrant de honte en buvant et en ayant marché sur ces terres qu'il semble m'étaient interdites...

Je suis donc partie, et j'ai installé mon campement sur la place de l'église, afin de soigner mon enfant Ysendrin, malade de malnutrition, dû aux mauvais soins du monastère... durant sa fin de vie, notre fils que je tentais vainement de soigner à l'aide d'une bonne âme médicastre qui passait par ces lieux, durant donc son combat pour survivre, il ne vit jamais son père, qui n'envoyait pas même une lettre pour avoir de ses nouvelles... il en avait souffert d'autant plus, que je ne pouvais plus lui demander quoi que ce fut... celui ci n'acceptant plus de me parler...

Notre enfant mourut, et je fus encore plongée dans les abysses de l'alcool... j'enterrais mon enfant en nos terres de Verlinghem, et bien longtemps après, j'ai appris que le père de feu mon fils, avait érigé une stèle sur la dépouille d'un enfant inconnu en croyant qu'il fut le notre...

Je n'ai donc pas sauvé mon enfant... et en cela je demande une pénitence, que Marie... mère de Cristos, dans sa bonne âme, accepte de pardonner la mauvaise mère que je suis, de ne pas avoir encore une fois pu sauver mon enfant...

Depuis notre séparation, de nombreux prétendants ce sont présentés à moi, et tous furent repoussés.... certains ont voulu mourir, d'autres m'ont tourné le dos et un est mort... pour avoir eut le malheur de mon refus.... la mort que se donna l'un d'eux, j'en suis responsable, autant que ceux partis au front pour leur perte, pensant laver leur âme et oublier ma présence en leur esprit...

En cela je demande pénitence... j'ai fait du mal, et je m'en veut..

L’annulation portait à sa fin, quand j'ai rencontré quelqu'un qui voulait gagner mon coeur... j'avais si peur de ses menaces, il voulait aussi mourir, alors j'ai donné sa chance à celui ci, mais je ne sus le combler, et pour cause... ma peur de revivre le passé, avait traumatisé la femme que j'étais... il est parti malheureux... sur de nouvelles terres, pour m'oublier lui aussi...

En cela je demande pénitence, de ne pas avoir pu satisfaire l'homme qui me voulait donner le bonheur...

Je ne mérite pas la vie... la mort me tend ses bras, je suis donc la route qui m'y mène à petits pas... mais avant je fais mes adieux à ceux qui sont chers à mon coeur... et je soigne sur les chemins dont je traverse les villes, nombre de gens qui ont besoin de soins... donnant de moi même autant que je le peux, à aider mon prochain, mais malgré tout, mon coeur et mon âme, ne semblent se satisfaire de ce que je donne, comme si je devais encore en donner plus...

Aidez moi, mon père.... aidez moi à libérer ces poids en ce qu'ils me pèsent comme l'enclume l'aurait fait en étant sur le dos d'un faible et frêle enfant de petite taille... je suffoque sous le poids de mes peines, je me noie dans mes souffrances qui ne veulent cicatriser... Aristote ne me voudra jamais à ses côtés... en cela je voudrais réparer mes offenses, afin de pouvoir rejoindre mes enfants...


Son cœur était lourd et ses larmes coulaient à flot... Ati avait les mains jointes, priant et suppliant intérieurement d'être entendue et pouvoir ainsi faire pénitence et soulager quelque peu son âme.... mais... les prières la soulageraient elle ?

Après tant de discourt, elle se faisait tout à coup silencieuse... sans relever la tête, elle restait ainsi en position de soumission... attendant la sanction de celui qui entendait sa voix derrière le grillage...
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Navigius
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Ven 2 Avr - 3:04

- Nul pardon ne viendra faire disparaître ces mémoires et ces regrets de votre esprit. Soyez soulagée, en le sens que Dieu ne vous tiendra pas rigueur de ces fautes amèrement regrettées, mais vous devez vous inspirer du passé afin de modeler votre futur dans la vertu. Comprenez-vous celà?
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Atirenna

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Ven 2 Avr - 23:01

Elle baissait la tête, alors que les larmes coulaient sur ses joues... le coeur triste de tant de souffrances, blessée comme l'aurait été une femme trahie par elle même, devant son impuissance à honorer ses convictions... envahie par des émotions qui s'accentuaient au fur et à mesure que le temps s'écoulait...

je ne comprends pas comment j'ai pu laisser arriver autant de malheurs autour de moi... je le regrette profondément... j'ai eu la pensée de rentrer dans un couvent pour me punir... mais en faisant cela je punirais le très haut en me retrouvant en son église... je m'étais interdite d'aimer... mais je ne parviens qu'à me détester... mon père... je suis perdue... je parcours les terres et je dis adieu à ceux que j'aime... je retournerais auprès de ma suzeraine pour finir mes jours... l'Artois sera mon toit...
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Navigius
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Lun 5 Avr - 14:55

- Chère enfant, vous êtes face à un grand défi. Vous pouvez décider de terminer vos jours dans le remord et la peine, ou saisir l'occasion qui est votre de repartir à neuf et de chercher la stabilité qui vous a cruellement fait défaut. Vos fautes ne sont pas des taches sur la robe de votre Salut, mais plutôt des occasions d'apprendre et de grandir dans la foy. Nous portons tous sur nos épaules le fardeau de nos fautes et péchés, mêmes ceux qui sont d'apparence les plus vertueux. Vous devez apprendre à porter ce fardeau, et à choisir les routes moins élevées sur le chemin de la vie, afin d'éviter de crouler sous la charge qui est vôtre. Reconnaître ses torts n'est pas un passage obligé vers la fin d'une vie, c'est le commencement.
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Atirenna

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Lun 5 Avr - 20:21

La jeune femme, qui avait la tête baissée, pensait à son dernier aveu...

En chaque malheur dont je me sens responsable envers ceux que je n'ai pu sauver, ceux à qui j'ai fait du mal et ce qui me reprochent ma conduite en ce que j'ai pu repousser des prétendants, ou bien d'autres choses...

Je dois vous avouer aussi... je suis amoureuse il est vrai, d'un homme que j'ai repoussé à plusieurs reprises, ma peur est grande de ce que pourrait être un recommencement de mon ancienne vie, j'ai si peur de revivre le passé que je ferme ma porte et garde enfoui en moi mes sentiments...

Atirenna n'est plus à genoux, elle se laisse tomber et s'assoit, fesses sur ses pieds, comme exténuée de seulement vouloir se l'avouer à elle même, alors qu'elle le dévoile au prélat...

je n'ai pas le droit de le faire souffrir et pourtant je l'ai repoussé, tant par le passé, que j'ai peur de le faire encore, sans me punir encore moi même... en me détournant de lui, je connais ma fin... j'ai déjà dit adieu à plusieurs de mes amis, je comptais encore terminer ma route en faisant mes adieux à ceux que je dois, avant de retourner en Artois chez ma suzeraine qui m'attend, et chez qui je vais terminer mes jours...

je serais une mauvaise femme que d'accepter l'amour d'un homme à qui je ne saurais lui donner progéniture, auprès de qui j'aurais peur de vivre et de ne point le combler de ce qu'une autre pourrait lui offrir sans retenue... à Ghent j'y vivais comme une ombre, et ombre je suis restée, damnée par le malheur qui s'affaire à se propager sur mon entourrage, rares sont ceux qui m'approchent à rester en vie, où encore à être heureux... je ne peux... je ne dois pas m'autoriser à prolonger cette souffrance à ceux qui désirent encore me cotoyer...

en cela, quelqu'un là haut n'a pas dû me pardonner, et la souffrance se propage comme une maladie honteuse à mes côtés...

Pardonnez moi mon père... car je suis le malheur personnifié... si je dois expier... punissez moi... qu'enfin le bonheur puisse vivre sans avoir peur de m'avoir à ses côtés !


Elle sentait le poids de ses tourments l'envahir, sans se donner le droit de vivre pour tous ceux qui avaient quitté la vie autour d'elle... ses enfants en premier...
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Atirenna

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Ven 23 Avr - 16:59

Sans doute n'entendait elle plus la voix du confesseur...ou bien n'entendait elle plus rien... la perte de gens très proches lui avaient obscurcit le coeur et les oreilles...

La belle se signa et s'excusa auprès de celui qui était derrière la grille, avant de se retirer...
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Milandor
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Mer 19 Sep - 5:23

Il y a des moments dans la vie des créatures du Très Haut où on se sent obligé de s'arrêter et de faire un point sur son passé.
On se rend compte que le chemin parcouru n'a pas été simple et on a dû composer avec le Sans Nom.
On se rend compte que l'on n'a pas été irréprochables.
Dans ces moments on a besoin de se confier, de soulager sa conscience en toute discrétion.
C'est pour ces moments-là que le confessionnal avait été inventé.




Milandor prit place dans cet antique meuble de bois et attendit d'éventuels fidèles intéressés par une confession.
Il finit par s'endormir, bercé par le calme des lieux.
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padoo

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Mer 30 Avr - 21:21

Le Padre arriva prés du confessionnal. Il n'entendit ni voix, ni ne vit de blonde écervelée sortir, en remettant une sorte de boitier, reliant son corsage par un étrange fil.

Il était pourtant au bon endroit, il s'avança.
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Jeanne_lefebvre
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Mer 30 Avr - 21:30

Elle savait très bien ce qu'elle devait faire. Elle entendit quelqu'un arriver. Le Comte lui avait dit que cela ne tarderait pas et avait prit les devant.

Entrez donc mon fils.

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Mer 30 Avr - 22:11

Le Padre reconnut la voix. Il l'avait entendu il n'y a pas si longtemps. Il entra.

Bonjour, ma Mère.

Pardonnez-moi pour mes pêchés.
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Jeanne_lefebvre
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Jeu 1 Mai - 11:56

Cela, elle le savait. Sinon, elle ne serait pas là à l'attendre.

Bonjour mon fils. Heureuse de savoir que vous avez le bon choix.

Les mots filaient à travers la porte.

Qu'avez vous fait mon fils?

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Jeu 1 Mai - 14:12

Mère Jeanne a écrit:
Qu'avez vous fait mon fils?

A cette question, qui était pourtant de mise dans une confession, le Padre ne sut trop quoi répondre, ou plutôt dans quel ordre. Du plus ancien au plus récent? Du plus insignifiant au plus grave? Il choisit de laisser parler son coeur de repenti, en toute transparence, sans rien occulter, aprés tout, il avait toute confiance en cette voix familière qu'il avait reconnu, même si elle ne s'accompagnait pas de fameux vin italien.

Et bien, ma Mère, j'ai jalousé, j'ai conçu un enfant hors mariage, j'ai eu des relations charnelles hors mariage, j'ai bu plus que de raison, et j'ai...

Il fit une pause, puis choisit de décrire ses pêchés avant de faire la révélation finale.

J'ai il y a quelques mois, était si je puis dire, totalement ensorcelé par une femme d'une beauté sans faille. J'ai été faible, j'ai voulu la conquérir, et j'ai réussi. Nous avons eu des relations charnelles donc, sans être marié. Puis elle s'est éloigné de moi. J'ai jalousé tous les amants qu'elle a pu avoir, je l'ai cherché des jours et des nuits, je l'ai retrouvé, elle m'a repris puis rejeté, j'étais désespéré. J'ai voulu... ...mettre fin à ma vie. Par la grâce du Trés-Haut j'ai raté mon coup.

Ca faisait déjà beaucoup, mais ça n'était pas suffisant.

J'ai également aimé une femme, il y a des années. Nous avons eu, enfin je crois, un enfant. Je ne l'ai jamais connu. Elle a disparue avec lui.

Déjà, ses yeux étaient rougissants, mais la peine allait faire place à la honte.

Dans ma jeunesse... J'ai vécu la guerre. J'ai vu des hordes assassiner mes parents, et ceux de mon village. et, malgré les derniers mots de mon père, j'ai vécu dix ans, rongé par le besoin de vengeance. Alors j'ai assassiné à mon tour, tous ceux qui furent présents cette nuit-là, je les ais traqué, puis tués.

Des larmes coulaient maintenant sur les joues de l'homme.

Je ne sais si le Trés-Haut me pardonnera un jour, et je sais que je mérite les tourments. Mais je souhaite que ma vie ne soit pas voué qu'au mal. Je m'efforce de racheter mes méfaits, mais je penses que ça ne sera jamais suffisant.

Puis, il fit silence, repensant aux visages de ceux à qui il avait ôté la vie.
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Jeanne_lefebvre
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Dim 4 Mai - 11:07

Elle écoutait. Ne disant rien. L'important c'était que le fidèle s'exprime, pas qu'elle écoute. Le Très Haut entendait.

Est ce tout mon fils?

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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Lun 5 Mai - 12:04

A la réaction de la Mère, le Padre s'étonna quelque peu. N'était-ce pas suffisant pour un seul homme?

Oui, ma Mère, c'est... ...tout...
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Jeanne_lefebvre
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MessageSujet: Re: Le Confessionnal   Lun 5 Mai - 17:37

Jeanne avait déjà entendu bien pire. Elle était donc encore assez contente de peu que l'homme avait vécu.

Dieu vous a entendu mon fils. Je vous absous de vos pêchés, mais vous réciterez deux credos pour confirmer votre foy dans le divin créateur dans l'Eglise d'Auch. Allez en paix mon enfant!

Jeanne était contente. Une affaire rondement mené.


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