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 De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil

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Azilize
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Sam 11 Aoû - 7:18

Après les fiancailles... le mariage, c'est qu'on chôme pas et du coup une nouvelle fois la petite brune avait fait le chemin vers la chapelle. Il faisait très chaud et elle avait mis une tenu la plus légère possible et attendit un peu sur la place que les mariés soit arrivés. Mais devant la chaleur elle décida de rentrer afin d'attendre plus au frais.

Elle s'installa tranquillement en songeant qu'elle n'avait pas eu la chance d'épouser le père d'Armel et qu'il faudrait bien un jour qu'elle se décide à trouver un époux. Mais le bonheur de son amie lui faisait grand plaisir.
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funkypunky
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Sam 11 Aoû - 9:15

une fois préparer, funky courrais en direction de la chapelle, elle fuyait sont odeur qu'elle idée du camphre yeur l'horreur le visage tacher de petit bouton et de plaque rouge sur les mains et le visage elle arriva et vit a mère qui s’apprêter à rentrer elle arriva sur elle la puante et la bisa

bonjour mère


vêtu d'une houppelande blanche, d'un bustier marron assortie à ses bottes elle avait soigneusement malgré l’odeur tiré sa chevelure en arriere et avait tresser jusqu'aux la chute de son dos

un peu paniquer funky avais sans vraiment le vouloir glisser dans chaque bouquet et guirlande des orties elle avait eu l'air tellement embetter qu'elle n's pas eu le courage de l'avouer elle rentra avec sa mère et s'installa a ses cotée en attendant la fiancée

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lndil
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Sam 11 Aoû - 21:22

La diaconesse les invita dans la chapelle par les paroles, par ses regards et ses gestes.
Lndil vit que du monde arrivait encore ce qui lui faisait bien plaisir.
Alors qu'Ermelina se retourna et rentrait dans la chapelle, Lndil se pencha vers sa Douce.

Nous y voila mon Amour... nous nous rapprochons encore un peu plus de notre idylle !
Ceci dit il l'invita d'un geste de la main à le suivre. Ils entrèrent ensemble, il lui tenait la main haute comme s'ils allaient danser... une danse pour la vie.
Ils remontèrent ensemble en direction de la nef suivis de leurs témoins et de la foule des invités. Néfi et Lndil s'installèrent sur les chaises qui étaient tout au devant en face de l'autel. La diaconesse semblait perdue dans ses pensées, certainement à se rappeler tout ce qu'elle avait prévu.
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nefi
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Sam 11 Aoû - 22:41

Les invités arrivaient encore alors qu'Ermelina les invitaient à entrer. L'impatiente l'aurait presque fait remonter ses jupes pour monter les marches quatre à quatre. Mais cela n'aurait pas été très bien vu et surtout indigne de son rang. Enfin à vraie dire ce n'est pas forcement ce qui pouvait la retenir le plus. Peut être que l'envie de savourer ce moment avec son tendre et de remonter doucement la nef pour graver cette instant dans son esprit l'emportait il sur la spontanéité presque enfantine d'une course vers l'autel. Son elfe se pencha vers elle pour lui glisser quelques paroles qui la firent sourire un peu plus encore. Elle finirait avec un mal aux joues à n'en point douter.

Allons y mon aimé, notre idylle n'en est qu'à ses balbutiements, une protection divine ne pourra que la rendre plus douce encore.

Et surtout incontestable, étrange comme un serment échangé devant le divin pouvait leur accorder la liberté de s'aimer sans courir à confesse. Voilà bien une drôle d'idée mais c'était ainsi. Lndil lui tendit la main de façon bien gracieuse et elle y déposa la sienne avant de lui emboîter le pas vers l’intérieur de la chapelle. Ils avaient laissé le temps aux invités de rentrer avant eux et chacun s'étaient placé dans les rangs de banc de chaque coté de l'allée centrale. Funky avait fait des merveilles, chaque bancs avaient été garni d'un superbe bouquet mêlant branchage de chêne et de lierre rehaussé de roses et de chèvrefeuille et de .... fleurs d'orties, Oups elle écarquilla les yeux une fraction de seconde. Mais il était trop tard pour changer quoique ce soit. Et puis tout était si harmonieux.... Personne n'aurait l'idée d’aller tripoter les bouquets... L'odeur des roses et du chèvrefeuille embaumé l’atmosphère de leurs parfums délicat. L'odeur d'humidité et d’encaustique caractéristique de tous lieu saint en avait d'ailleurs disparut pour laisser juste ce doux parfum. Elle se dit qu'elle devrait graver cela dans sa mémoire... Ils commencèrent à remonter la nef doucement. Leur entrée était peu conventionnelle pour un mariage. Mais Pegas n'avait pu arriver à temps malgré tous ses espoirs. Et ils n'étaient point à leur premier mariage tous deux et n'avaient plus de famille pouvant prendre cette place. A dire vraie l'idée leur avait bien plu aussi. D'arriver ensemble, regardant tout deux vers l'avenir mains dans la mains. Ils avançaient dignement à pas lent. Elle croisa quelques regards d'amis et leurs sourit. Ils finirent par rejoindre le cœur de la chapelle ou deux fauteuils les attendaient. Elle les regarda dubitative et se plaça devant pour s'assoir, par chance il était suffisamment lourd pour ne pas reculer sous la poussé de son jupon. Elle réussit donc à prendre place sans trop de difficulté.
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funkypunky
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Sam 11 Aoû - 23:10

regardant les fiancés avancer, afin de ce promettre l'un à l'autre funky discrète et silencieuse comme jamais, certainement du à l'odeur qui la faisait déjà bien remarqua pouffa un rire dans le dos de sa mère quand elle vit la tête de néfi qui à l'instant ou elle est rentrer dans l'église à du remarquer les magnifique fleur irritante, il était claire que Funky avait un certain goût pour la décoration mais pour l'herboriste elle n'avais aucun talent une fleur était une fleur aussi jolie quelles puissent êtres

à cause de l'odeur, elle se réinstalla sur son banc, elle ne voulais plus rentrer dans les église à fiançailles elle n'y était pas rentrer son coeur était a ce moment là encore remplis de colère contre soit même et contre le très haut, entre deux elle était retournée auprès de sa mère et avais pu enfin parler à coeur ouvert sa peine etait toujours là la colère aussi mais elle se faisait moi intense elle devais réapprendre à se supporter, elle laissa s’enfuir une petite larme voyant son amie plus belle que jamais emporter au bras de son future époux qui était tout autant magnifique, elle chercher du regarde ses amies lamya, gantra, myungi et biquette oh oui surtout biquette elle avait préparer un bouquet des plus magnifique imaginant bique prendre et reniffler l'un de ses bouquet, funky lacha un éclat de rire ma se repris et de nouveau opta pour le silence
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Enguerrand de Laigny

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Sam 11 Aoû - 23:19

Enguerrand n'avait pas trainé. Il avait posé la gargouille devant l'autel, histoire d'éviter une nouvelle débacle, puis avait pris son oud. L'opération à venir s'annonçait réellement délicate et le grand Tolédan se sentait un rien tendu. Accompagner l'entrée des fiancés, c'était simplissime. Il aurait pu le faire les yeux bandés. Accompagner un chanteur, c'était une autre histoire. Cela impliquait que le chanteur soit à même de respecter le rythme, qu'il ne s'emmêle pas lamentablement les pinceaux avec la diction, qu'il n'oublie pas le texte et tant d'autres choses encore que le Tolédan en avait presque le tourni. Bien que la chose lui répugne, la réussite totale de l'entrée de son bel Oiseau de Feu et de l'heureux homme qui allait avoir la chance de passer la fin de ses jours à ses côtés dépendait entièrement... d'une fichue gamine de cinq ans. Autant dire que l'opération avait 99% de chance de foirer lamentablement.

Chose inhabituelle, Vanyelle n'avait pas posé une montagne de questions pendant qu'elle se faisait entraîner par Enguerrand à l'intérieur de l'église. Deux facteurs avaient été décisifs en la matière: elle connaissait le "pourquoi" de cet enlèvement, et puis il avait des jambes drôlement plus grandes que les siennes et le suivre n'était pas si aisé. Alors parler en plus ne lui avait pas traversé l'esprit, et c'était d'autant mieux que ça lui avait éviter de perdre son souffle, dont elle allait avoir besoin dans les minutes à venir. Elle regardait Enguerrand avec son instrument et prenait des grandes respirations en rejouant l'air dans sa tête chantant de façon muette. Ouf, le chant ne s'était pas enfui de sa tête, c'était rassurant et ça la rassurait.

L'enfant de choeur castillan préféra ne pas penser aux statistiques, rejeta en bloc les visions d'apocalypse de catastrophes en série et serra proprement et simplement les dents. Dans pareilles circonstances, c'était tout ce qu'il pouvait encore faire. Enguerrand, donc, le oud à la main, s'adossa à un proche pilier. Du pied droit, il commença à battre la mesure. Lui n'avait plus besoin de tel artifice depuis longtemps, mais la gamine, elle, ne pouvait s'en dispenser. Cette précaution prise, Le grand Tolédan se lança. Il ferma les yeux pour laisser ses doigts courir plus librement sur les cordes. Cette fois-ci, avec l'accord de sa belle Renarde, il avait revisité complètement les arrangements de la louange qui devait accompagner Néfi et Lndil. Ce n'était pas la mélodie lourde et pesante habituelle mais un air léger, aérien, plein de nostalgie qui accompagnait la voix cristaline et haut perchée de Vanyelle.

Les yeux de Vanyelle suivaient le pied d'Enguerrand à la façon d'Angelus quand elle jouait avec lui à faire aller et venir une ficelle. La différence c'est qu'elle ne finit pas par se jeter sur lui pour l'attraper de ses petites mains. Non non, elle n'était pas un chat quand même. Ca l'avait préparée et après les premières notes elle entona la chanson qu'elle avait apprise. C'était bizarre quand même, c'était drôlement plus simple à retenir avec la musique, et elle n'allait pas s'en plaindre. Elle ne se souvenait plus de toutes les explications demandées par nombre de "ça veut dire quoi?" mais les mots étaient quand même restés, fixés dans sa mémoire avec les notes de musiques en guise de petits clous les y attachant.

Te Deum laudamus,
te Dominum confitemur.
Te aeternum Patrem,
omnis terra veneratur.

Tibi omnes angeli,
tibi caeli et universae potestates,
tibi cherubim et seraphim,
incessabili voce proclamant :

« Sanctus, Sanctus, Sanctus
Dominus Deus Sabaoth.
Pleni sunt caeli et terra
maiestatis gloriae tuae. »

Per singulos dies benedicimus te ;
et laudamus nomen tuum in saeculum,
et in saeculum saeculi.

Dignare, Domine, die isto
sine peccato nos custodire.
Miserere nostri, Domine,
miserere nostri.

Fiat misericordia tua, Domine, super nos,
quemadmodum speravimus in te.
In te, Domine, speravi :
non confundar in aeternum.

Pour un peu, Enguerrand aurait soupiré d'aise. Pas de canard, de pain ou autre couac. Une simple harmonie cristalline avait accompagné les fiancés dans leur lente progression vers le narthex. Plutôt satisfait, il déposa avec une précaution infinie son précieux instrument et gratifia son bel Oiseau de feu, qui venait d'arriver devant l'autel, d'une révérence sobre - ce qui n'était pas un mince exploit - et d'une grâce exquise. Vraiment, la fonction de consort d'une diaconesse était bien pénible quand on avait une petite vie sociale... Et dire qu'il n'avait même pas pu saluer la reine du jour... Levant les yeux au ciel, Enguerrand poussa un bref soupir pendant que le silence se faisait progressivement.



____________________
Post rédigé à deux mains avec joie et entrain par LJD Enguerrand et LJD Vanyelle, avec l'aide bienveillante de LJD Ermi (merci pour la version ! ^^)
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Ermelina
Diaconesse
Diaconesse
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Dim 12 Aoû - 15:35

Quoi de plus parfait pour attaquer une cérémonie qu'un chant interprété par un ange ? La petite diaconesse avait beau réfléchir, elle ne trouva rien de « plus mieux bien » comme aimait à le répéter sa fille. La rouquine put d'ailleurs noter que la susnommée fille avait fait de sérieux progrès en matière de chant. Cette fois-ci, pas d'interruption paniquée suite à un trou de mémoire, pas de réinterprétation personnelle de la mélodie. La fillette s'était contentée de prouver que la perfection pouvait être atteinte en ce bas monde. Un grand sourire plein de fierté maternelle accroché au visage, Ermelina se tenait à présent droite derrière l'autel et observait avec attention les amoureux. Elle les avait vu entrer du coin de l’œil, main dans la main, pendant qu'elle révisait sur le pouce. Maintenant, elle pouvait se laisser aller à une contemplation sereine du beau tableau qui s'offrait à elle.

Ermi sourit au couple. S'agissait-il d'une promesse tacite que tout allait bien se passer, qu'ils pouvaient avoir confiance, ou bien était-ce la meilleure façon de faire un peu d'auto-persuasion et de conjurer ce brave Murphy ? Un peu des deux, sans doute. Lorsque le silence fut total, la rouquine porta son regard sur l'assemblée. Il était temps d'en venir aux choses sérieuses. D'un petit geste de la main, la rouquine invita les fiancés à se lever.

Mes sœurs, mes frères, mes toutes nouvelles zouailles orthéziennes... commença-t-elle en ayant une petite pensée pour Vanyelle, qui tiquait toujours lorsqu'elle entendait sa mère appeler de parfaits inconnus "frères" et "sœurs"et vous tous qui avez souhaité prendre part à cette cérémonie, soyez les bienvenus dans la demeure du Très-Haut en ce jour de grande réjouissance. Réjouissance car nous voici ici rassemblés pour parfaire le mariage de deux fidèles aristotéliciens, mais aussi de deux êtres chers à nos cœurs que le Très-Haut a réuni dans l'amour le plus profond. Petite pause le temps de poser le regard sur les amoureux. Toi, Néfi, et toi, Lndilnreprit-elleavez manifesté la volonté de devenir mari et femme. Pour cela, rappela Ermi, non sans que ses petites cellules grises de service ne lui présentent en simultané une sélection pertinente des temps forts de la publication des bansnous avons proclamé les bans en cette sainte chapelle par trois lectures, comme le veut la coutume, et avons ouvert il y a quinze jours de cela votre période de fiançailles. Proclamons à présent l'heure heureuse de vos épousailles. 

Nouveau petit temps pendant lequel Ermi jeta discrètement un œil à son grimoire. Se redressant pour bien voir tout ce qui se passait, même au fin fond de la nef (lieu de prédilection pour les perturbateurs et les agitateurs de tout poil, c'était bien connu), la rouquine se lança dans la partie du cérémoniel qu'elle détestait le plus. Une transformation sensible s'opéra alors chez elle. Ses traits se durcirent quelque peu. Un dragon réveillé au petit matin par une bande de chevaliers surexcités par la perspective de ramener tout ou partie de la carcasse d'un gros lézard pour prouver leur valeur et leur virilité à un troupeau de demoiselles en mal de sensations fortes aurait eu le regard tendre et délicat d'une donzelle à qui on vient de conter fleurette pour la première fois si on l'avait comparé à celui qu'Ermelina adressa à l'auditoire. 

S'il se trouve dans cette noble assistancereprit-elle d'une voix qui charriait des glaçons, prenant soin de bien détacher chaque mot, quelqu'un ou quelqu'une qui désire s'opposer à cette union et par là même, souhaite se vouer aux tourments perpétuels des enfers lunaires, se condamnant bêtement à une éternité d'errance dans le royaume de la créature sans nom, qu'il n'hésite pas : qu'il se sente libre de parler. Ou qu'il se taise à jamais, s'épargnant bien des misères superflues.

Certes, la formulation était vile et fourbe, mais la petite diaconesse n'eut curieusement aucun mal à faire taire sa conscience qui commençait à émettre quelques protestations purement formelles : elle avait elle-même cherché tous les documents indispensables et était arrivée à la conclusion logique et sans appel que les tourtereaux étaient bons pour le mariage. Il était donc hors de question de laisser le premier venu, fût-il noble, venir semer la zizanie. Le regard noir de la diaconesse, qui, d'après son jeune frère, avait la propriété de changer en statue le malheureux qui en faisait les frais et qui était devenu légendaire auprès des jeunes gens excentriques, mit au défi quiconque d'oser ouvrir le bec et de pinailler en un pareil instant.
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Vanyelle

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Dim 12 Aoû - 21:09

Vanyelle secoua la tête quand sa mère demanda si quelqu'un voulait gâcher le mariage. Pourquoi est-ce qu'il fallait toujours le demander ? De toute façon, elle savait que sa mère vérifiait toujours tout, tout plein. Elle la voyait bien pendant qu'elle préparait les mariages d'abord. Vraiment, cette obstination à poser cette question lui échappait tant et si bien qu'oubliant toute consigne, elle s'adressa à Enguerrand d'une voix peut-être pas aussi basse que possible.
Mais pourquoi il faut toujours demander ça? c'est pas possible de le changer? parce que quand même c'est pas très gentil. Ca fait plein de bazar s'il y a des gens qui sont contre, et puis en plus ce n'est pas très malin parce que ça envoie l'âme sur la lune.

Enguerrand haussa un sourcil perplexe. Le débit de la gargouille était impression et ses corrélations aléatoires ne rendait pas un suivi des plus aisé. Aussi, en bon précepteur, se contenta-t-il de clore le débat catégoriquement. Dura lex, sed lex, chuchota-t-il à l'adresse de l'enfant en lui faisant les gros yeux.

Elle le regarda sans comprendre, ce qui fut naturellement suivi d'un.. Qu'est-ce que ça veut dire? Il faut demander à Duralex? je ne la connais pas moi...mais si elle peut enlever cette question, ça serait quand même drôlement chouette. Elle avait cinq ans, toutes ses dents de lait, et encore beaucoup de lacune en langue latine, pour ne pas dire un gouffre.

Enguerrand passa une main lasse sur ses yeux clôts. Dura lex sed lex, articula-t-il autant qu'il le put, en prenant soin de détacher les mots, cela signifie "la loi est dure mais c'est la loi". C'est comme ça, on n'y peut rien et cela risque de perdurer pour les siècles des siècles.

Cela la laissa perplexe. Elle n'était pas sûre de bien saisir ce qu'il voulait dire par "perdurer" mais les siècles, ça elle savait que c'était long, très long. Mais, il y a personne pour changer la loi? parce que ça dure vraiment longtemps des siècles, alors ça fait répéter encore tout plein cette question pendant les mariages.

Et quand bien même... Ne vous est-il pas venu à l'esprit un court instant que cette question pouvait être utile ? Hmmm ? interrogea le grand Tolédan dont les réserves de patience s'amenuisaient dangereusement rapidement.

Vanyelle fronça un instant les sourcils en se concentrant. Même quand il y avait des gens qui voulaient tout gâcher, le mariage il a quand même eu lieu. Alors ça a fait du bazar, et puis ça a mis en retard la cérémonie, mais les gens ils se sont quand même mariés, comme s'il n'y avait pas eu la question.

Et si un chevalier noir enlève une princesse ? Le chevalier blanc court après sa fiancée, il arrive pile au moment du mariage. Que se passera-t-il si le curé qui officie ne pose pas la question ? Enguerrand se sentait très fatigué. Régresser à ce point dans le seul but "d'être pédagogue" avait le don de l'achever.

Elle imaginait la scène... Une princesse aux côtés d'un sombre chevalier et l'arrivée de son vrai prince charmant sur son destrier blanc arrivant au moment de la fatidique question.. et son visage s'éclaira un peu. Ah, comme ça je comprends mieux. Enfin ça doit être un drôle de curé quand même pour vouloir faire un mariage comme ça. Elle balaya des yeux les invités, il n'y avait pas l'air d'y avoir d'enquiquineurs, quant au... n'empêche que le chevalier blanc, il est déjà à la bonne place aujourd'hui.

Et si Sebastian venait à enlever votre mère, diriez-vous que c'est un chevalier blanc ou un chevalier noir ?
poursuivit l'infortuné précepteur.

Elle ne comprit pas vraiment sa question. Mais Sebastian il est pas chevalier. Il est astrologue-alchimiste-héron, il peut pas tout être quand même. Et puis jamais il n'enlèverait mère, sinon c'est sûr que Zaza elle serait très en colère et ça il ne doit pas le vouloir je crois.

Là n'est pas la question. Vous l'aimez bien, ce grand dadais. Alors s'il était chevalier, serait-il noir ou blanc ? persista Enguerrand.

Oubliant la notion de méchant/gentil associé à noir/blanc, Vanyelle pensa plutôt à Sebastian lui-même, sortant de son laboratoire... Avec les explosions, je crois bien qu'il serait tout noir.

Bien... Bien bien... Puisque vous semblez peu encline à accepter toute explication, retenez simplement ceci : c'est parce qu'il existe des cas où la loi est utile qu'on la conserve. Hélas pour lui, le goût de l'échec n'était pas de ceux qu'Enguerrand affectionnait, aussi tenta-t-il une ultime approche. Et puis d'abord, avez-vous déjà vu le fiancé de mon bel oiseau de feu avant aujourd'hui ? Qui vous dit que c'est bien lui, que personne ne lui a piqué sa place ?

Il avait vraiment de drôle de question. Mais, ils sont contents, c'est mère qui les marie, personne veut tout gâcher et elle lui indiqua les deux héros du jour du doigt. En plus regarde, ils ont des vêtements assortis. Comment pouvait-il passer à côté d'une telle évidence vestimentaire quand même? Pour elle, c'était un argument de poids au moins XXL.

Faites-moi penser à vous trouver une belle robe assortie à la tenue de Sebastian. Sait-on jamais, cela pourrait être utile la prochaine fois que vous vous croiserez, bougonna le grand Tolédan.

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Roweena

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Lun 13 Aoû - 1:12

Rowena arriva en retard à la cérémonie. Elle s'était tant dépensée à crier des youyous à la gloire de la fiancée qu'elle s'était empiergée dans une racine d'arbre et avait déchiré sa tenue, ce qui l'avait contrainte à courir chez elle pour se changer.
Enfin de propre vêtue, elle pénétra discrètement dans l'église déjà bondée et se faufila silencieusement au moment où une voix d'ange entonnait le Te Deum. Elle s'immobilisa sur le champ derrière un pilier et ferma les yeux pour mieux ouïr. L'architecture de l'édifice renvoyait de haut en bas les tonalités de cette voix céleste et l'émotion fit jaillir des larmes de ses yeux clos. Adossée à la colonne de pierre, elle baissa la tête et s'abîma non point en prière, mais en écoute attentive d'une langue qu'elle connaissait assez mal mais dont elle reconnut le sens. En esprit, elle accompagna le chant : "Devant toi se prosternent les archanges, les anges et les esprits des cieux ; ils te rendent grâce ; ils adorent et ils chantent : Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers ; le ciel et la terre sont remplis de ta gloire..."
Tandis qu'elle abreuvait son âme à cette voix angélique, elle s'écarta du pilier pour pouvoir observer les futurs épousés. Elle ne les voyait que de dos, magnifiques dans leur rouge vesture, et oui, ils étaient bien eux-mêmes comme deux anges chantant la gloire du Très-Haut dont un des autres noms, selon ce qu'elle avait appris de son tuteur mahométant, était : "Amour". Elle ne les quittait plus des yeux, oubliant de se frayer un chemin pour trouver un siège, fascinée qu'elle était par la scène.
A un moment, ils tournèrent l'un vers l'autre leurs regards... Ce fut cet instant que le soleil choisit pour darder un rayon à travers les vitraux jusque sur leurs visages, pour les auréoler d'un halo doré.
A cet instant, la diaconesse prononçait... quoi, des formules religieuses, des injonctions, des commandements ? Rowena n'entendait plus. Toute son âme était attentive à ce spectacle : deux visages tendus l'un vers l'autre dans une aura céleste et la joie qui rayonnait de leurs regards écrasa la jeune fille en même temps qu'elle lui faisait gravir les escaliers du ciel.
Comme ils étaient beaux, ces deux-là ! Et comme leur bonheur était communicatif ! Et comme il était difficile à la jeune forgeronne de ne point se remémorer en ce jour, à ce spectacle, l'espoir qui fut le sien en cette même église, le jour de son baptême, quand les deux êtres les plus chers à son coeur étaient encore près d'elle... Mais elle se reprit bien vite et sécha ses larmes d'un brusque revers de main. La voix d'ange s'était tue dans un dernier accord d'oud, pour laisser la parole à la diaconesse :

Citation :
S'il se trouve dans cette noble assistance quelqu'un ou quelqu'une qui désire s'opposer à cette union et par là même, souhaite se vouer aux tourments perpétuels des enfers lunaires, se condamnant bêtement à une éternité d'errance dans le royaume de la créature sans nom, qu'il n'hésite pas : qu'il se sente libre de parler. Ou qu'il se taise à jamais, s'épargnant bien des misères superflues.

Rowena sourit à ces paroles qui promettaient l'enfer à quiconque s'opposerait à cette union. Elle aurait applaudi si la solennité de la circonstance l'eût toléré, mais elle s'en abstint évidemment, tournant à nouveau son regard vers les nouveaux épousés qui rayonnaient de tant d'amour qu'elle en fut transportée de bonheur.
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Ermelina
Diaconesse
Diaconesse
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Lun 13 Aoû - 1:28

Puisque en cette pieuse assemblée l'oncque n'a su présenter aucune preuve ni aucun empêchement devant la loi des hommes comme devant la loi divine, nous prierons tous et supplierons la bonté et majesté de Dieu. Qu'il Lui plaise de ratifier et avoir pour agréable le saint propos par Lui donné à ces deux futurs époux. Amen !

La rouquine s'entendit parler plus qu'elle ne prit conscience des mots qu'elle venait de prononcer. Et un constat s'imposait : cela sonnait vraiment très bizarrement. Non, ce n'était pas si bizarre, à bien y réfléchir. C'était familier et plus agréable que le patois local. Brusquement, une sirène d'alarme retentit dans la tête de la diaconesse. Fallait-il que les conciliabules peu discrets de Vanyelle et d'Enguerrand réussissent à la distraire à la distraire à tel point qu'elle poursuive dans son idiome maternel, classé par les puristes dans le registre de la langue d'oïl... Ermi fut prise d'une envie aussi soudaine que furieuse de disparaître derrière l'autel ou de trouver un trou de souris quelconque où elle aurait pu lécher les plaies de son amour propre malmené. Un coup d'oeil inquiet alentour lui donna l'impression, juste ou fausse, allez savoir, que sa bourde linguistique était passée inaperçue. Ou à moins que les mariés et les invités n'aient passé cela sur le compte de l'émotion.... En dépit de ses projets de disparition, la petite diaconesse chercha chez Vanyelle et Enguerrand le soutien dont elle avait tant besoin pour l'heure et enchaîna comme si de rien était.

Mes soeurs, mes frères, remercions donc le Très-Haut du fond de nos coeurs et du fond de nos âmes. Louons-le spécialement pour les beautés dont il a pourvu ce monde, beautés parmi lesquelles l'amour de Néfi et de Lndil, que nous célébrons et sanctifions en ce jour, trouve sa juste place. Je vous invite à réciter non pas le Credo mais le Cantique sur la Beauté. Levez-vous, je vous prie.

La petite diaconesse s'éclaircit la gorge délicatement et entonna le Cantique, moins connu, mais un peu plus de circonstance. Il était peut-être plus oeucuménique, certes, mais au moins tous dans l'assistance, baptisés ou non, pouvaient être à même de le faire leur.


Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
De la parfaite hémistiche
Aimant la mesure
Céleste césure,
Faisant pâlir le pastiche.
Les vers ciselés
Bien proportionnés
Pour mon esprit ont les charmes
Si harmonieux
Du plus haut des Cieux
Brillant à travers tes larmes.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté.

Les divins présents,
Créés du néant,
Qui précédaient notre monde;
Les plus rares fleurs,
Leur terre, rondeur
Et les cercles purs de l'onde,
Les riches buissons,
Océans profonds,
La splendeur virginale,
Tous nous parlent en fait
À l'âme en secret
Sa belle langue natale.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté.

Vois sur ces bâtards
S'écraser le hasard,
la chaotique ironie,
Car pour assouvir
Leur moindre désir,
Ils ont brisé l'Harmonie.
La beauté résulte,
Le bonheur exulte
De nos rythmiques prières
Et du nombre d'or,
l'Éternel effort
Fait rejaillir la Lumière.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté.


Ermelina marqua la courte pause de rigueur, afin que chacun puisse, s'il le désirait, ouvrir son coeur à Dieu, puis invita l'assistance à se rassoire d'un geste de la main. Avec respect et précaution, elle prit son Livre des Vertus, qu'elle avait ouvert préalablement au chapitre XIII de la Vita de Christos et se prépara mentalement pour l'homélie. Il était rigoureusement hors de question qu'elle se laisse à nouveau perturber et elle entendait bien le prouver.

Comme toujours à ce moment précis des cérémonies et autres offices, Ermi se sentait l'âme d'une bête traquée et fantasmait généralement sur des vadrouilles transalpines ou ibères. Elle, qui rêvait d'un cérémoniel dépourvu d'homélie, n'avait jamais compris l'intérêt de gloser, voir de paraphraser des textes d'une clarté et d'une limpidité totales. Les fidèles avaient généralement assez de bon sens pour comprendre la parole de Dieu... Enfin, tant qu'il ne s'agissait pas des démonstrations aristotéliciennes, peut-être ? La petite diaconesse ferma les yeux un très bref instant, tentant désespérément de retrouver les grandes lignes de son laïus. Les idées étaient là, c'était l'essentiel. Comme souvent, il lui faudrait broder en cours de route, mais avec l'aide et la protection de saint Lescure, elle était à peu près sûre que tout irait bien. Il n'y avait pas de raison qu'il en soit autrement, après tout.

Quel plus bel acte d'amour que l'union de deux êtres par le sacrement du mariage ? reprit la rouquine en regardant son Livre des Vertus. Comme le disait saint Valentin aux jeunes gens qui venaient le trouver et à tous ceux qui voulaient bien l'entendre :

"Dieu a créé l'homme et la femme pour qu'ils forment un couple.
Or, le Bonheur ressenti par les couples amoureux est divin, car il vient de Dieu.
Si vous avez conscience que l’amour que vous vivez a sa source en Dieu, que vous vous aimez de l’Amour de Dieu, par l’Amour de Dieu, quoi de plus normal de Lui dire votre reconnaissance, en vous unissant devant lui, dans son Eglise par le sacrement du Mariage.
Dès lors, le jour de votre mariage, votre passage à l’église sera une action de grâce à Dieu : car votre amour a sa source en Dieu et ce sera Lui qui sera le centre de la célébration religieuse."


En vous tenant ici, toi Néfi, et toi Lndil, vous venez rendre grâce à Dieu pour le bonheur qui est votre et pour l'amour que vous vous portez mutuellement. Bienheureux êtes vous, car par un amour pur et désintéressé, vous êtes appelés à former l'Amitié parfaite qui est le gage de la sainteté aristotélicienne. Cette Amitié parfaite, cette union superbe se trouve évoquée dans le XIIIe chapitre de la Vita de Christos, dont je vais vous faire lecture.



Citation :

Chapitre XIII de la Vita de Christos

Or, la fille de nos hôtes vint avec une cruche pour nous servir du pain et du vin, Christos reconnu celle qui se nommait Natchiatia, et qui lui avait adressé la parole précédemment, lorsqu’elle était dans la foule.

Natchiatia versa le vin de sa cruche dans la corne de Christos, et lui demanda :
" Maître, je suis en proie à un profond tourment de l’âme. Je voudrais te suivre dans tes enseignements, mais j’aime un homme qui habite ici et qui se nomme Yhonny, je l’aime d’un amour pur comme le diamant… Que dit Aristote sur cette question que dois-je faire ? "

Christos lui répondit: " Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation, Dieu leur permet, par le sacrement du mariage, de vivre leur amour. Cet amour si pur, vécu dans la vertu, glorifie Dieu, parce qu’Il est amour et que l’amour que les humains partagent est le plus bel hommage qui puisse lui être fait. Mais, comme le baptême, le mariage est un engagement à vie, aussi, Natchiatia, choisis judicieusement, car une fois que tu auras épousé Yhonny, vous ne pourrez plus vous y soustraire. "

Comme cette dernière parole frappa d’étonnement l’assemblée, car l’époque était à l’inconstance… Natchiatia reprit :

" Mais, Maître, serons-nous assez fort pour respecter ce choix et vivre sans pêcher ? "

Alors, Christos répondit :
" Sachez que l’humain doute par nature, que l’amour qu’il éprouve pour Dieu et pour son prochain peut connaître autant d’aléas que la vie comporte d’épisodes. Mais la vie vertueuse est un idéal vers lequel l’homme doit tendre. Et, dans son chemin, il peut s’aider de la prière. La prière peut en effet être le moyen pour tous de renforcer cet amour lorsque cela est nécessaire. N’oubliez pas non plus la puissance de la miséricorde, qui est accordée grâce à la repentance."




Voici des paroles empreintes de sagesse et de simplicité pour qui sait les écouter, enchaîna-t-elle en se concentrant exclusivement sur les mariés debouts devant elle. Le Très-Haut préconise la vie en couple et surtout la sublimation de cet amour par la fondation d'un foyer uni et la naissance d'enfants. Mais, comme pourront vous le dire ceux qui avant vous unirent leur vie devant Dieu, la vie en couple n’est pas chose facile. De fait, le mariage conclu dans la foi aristotélicienne est comme un navire. C'est une embarcation fragile, l'emprunter est risqué. Les écueils peuvent briser sa coque, la longueur de la traversée peut l'user ; pendant le long voyage qui conduit le couple vers sa destiné, des tempêtes peuvent survenir et disloquer irrémédiablement l'embarcation. Il est cependant possible de surmonter ces obstacles, pour que votre voyage aboutisse à l'Amitié vraie, que votre navire arrive à bon port. Il vous faudra veiller attentivement l'un sur l'autre avec amour et respect, veiller conjointement avec tendresse sur vos enfants à venir - puissent-ils être nombreux -,et surtout réparer par un regain d'amour, par la tendresse pure ou simplement par le dialogue chacune des avaries, même les plus infimes, qui verront le jour : c'est elles qui pourraient, avec le temps, entraîner votre navire aux fonds des abîmes...

Néfi, Lndil, aimez-vous jusqu’au bout et sans conditions. Que chacun de vous fasse des efforts quand votre couple vivra ces moments difficiles, il n'en ressortira que grandi, plus fort encore. Perpétuez ensemble la tradition en enseignant à vos enfants l’amour que Dieu nous a donné, vous a donné. Je vous le dis. Le mariage n’est pas chose facile, mais il est l'un des plus beaux cadeaux que vous puissiez vous faire et la plus belle manière de glorifier le Très-Haut.

La petite diaconesse marqua un petit silence pour la forme, ferma son Livre des Vertus et contourna l'autel, afin que rien ne la sépare du couple, mais détourna son attention d'eux. Comme souvent, elle s'assura que la totalité des invités n'avait pas décidé de se réfugier encore un coup entre les bras de Morphée, puis elle essaya de deviner qui, parmi les personnes présentes, allait à présent prendre la parole.

S'il se trouve dans cette noble assemblée quelqu'un ou quelqu'une qui puisse par sa voix et par son coeur attester et témoigner de l'amour que Néfi porte à Lndil, qu'il se lève et parle sans crainte.

La rouquine sourit et joignit les mains devant elle, attendant patiemment que le premier témoin se manifeste.
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Brunehaut de Romblay

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Lun 13 Aoû - 11:04

Un sourire aimable à son ami et futur marié, sans oublier sa ravissante future épouse qu'elle complimenta de nombreuses éloges quant à la robe sublime qu'elle portait et dans laquelle elle rayonnait.
Mais l'heure de la cérémonie avait sonné, réponse à la question traditionnelle donnée, les futurs époux s'avançaient et elle aussi main dans celle de son désormais promis vers la chapelle et l'autel devant lequel les futurs épousés consentiraient dorénavant de s'aimer ad vitam jusqu'à ce que la mort les sépare.
Installée sur un banc tout proche du marié, avec toujours à ses côtés celui avec qui bientôt elle aussi unirait sa destinée, elle écoutait les paroles de la diaconesse qui officiait, chaque mot prononcé par cette dernière à propos du mariage était d'autant plus important pour elle, pour eux qui prochainement auraient les mêmes obstacles à surmonter.
L'amour avec un grand A, celui qui vous met en émoi dès que l'autre parait, de celui qui vous fait souffrir dès lors qu'il ne vous regarde plus, ce navire que l'on croit insubmersible et qui pourrait se retourner d'un simple coup de lame, mais de cet amour elle en est certaine assurée, sinon pourquoi aurait elle accepté de l'épouser, après toutes ces années à l'avoir cherché, elle l'avait enfin trouvé.
Ses doigts se resserrent autour de ceux de l'être cher qu'elle devrait bientôt lâcher pour aller témoigner de cet amour que ses amis se portent, car en ce jour, c'est le leur qu'ils sont venus ici fêter, féliciter; silencieuse, elle n'en reste pas moins pensive, l'émotion malgré tout la submerge, elle ne pourrait à cet instant pouvoir prendre la parole, sa gorge trop nouée pour pouvoir prononcer quoique ce soit, un regard vers son filleul Liptis, peut être commencerait il le premier, elle lui en serait grandement reconnaissante.

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Chany Lafarque

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Lun 13 Aoû - 20:36

Citation :
S'il se trouve dans cette noble assemblée quelqu'un ou quelqu'une qui puisse par sa voix et par son coeur attester et témoigner de l'amour que Néfi porte à Lndil, qu'il se lève et parle sans crainte.

Chany se leva et se dirigea vers la diaconesse, se tournant ensuite vers les mariés



Ma chère Nefi , on se connait depuis bien longtemps maintenant , des tonnes de souvenirs heureux et d autres moins mais je te connais assez que pour savoir que tu ne t engagerais pas auprès d un homme sans l aimer profondément .

Mon cher Lindl , sache que tu épouse une femme formidable qui t aimera et te sera fidèle car elle a de l honneur et est dévouée envers ceux qu 'elle aime

Vous étiez fait pour être ensemble , que la vie vous accorde enfin le bonheur que vous méritez tout les deux


elle regagna sa place , laissant les autres témoins s'avancer
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nefi
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Lun 13 Aoû - 21:31

Une douce voix d'ange avait accompagné le Oud d'Enguerrand. Elle sourit touché par la délicatesse de ce chant s'élevant haut dans les voutes de la chapelle. Ils avait remonté la nef à ce rythme céleste. La musique fini quand ils prirent place. Elle regarda Enguerrand et lui sourit légèrement avant de reporter son attention vers l'officiante. Le début de la cérémonie partait bien mais elle ne put s'empêcher de frémir en entendant l'appel aux empêcheur de tourner en rond. Elle frissonna au souvenir de son premier mariage et de l'intervention plus que violente de De Vix. Elle chassa bien vite cette idée de son esprit, mais ne reprit vraiment son souffle que lorsque Ermelina reprit le cérémonial. Quelques murmures du coté des enfants de cœur attirèrent son attention la faisant sourire. Visiblement Le petit ange ne manquait pas d'arguments bien qu'elle n'entende pas vraiment le contenu de la discussion. Elle revit fugacement l'image de Laureline au même âge et eu un petit pincement au cœur. Elle regarda Lndil émue et croisa son regard. Elle lui sourit tendrement avant de reporter de nouveau son attention vers la diaconesse qui les invitées à la prière. Elle fut agréablement surprise du choix de celle ci, le credo était tellement commun... Elle reprit donc chaque parole avec ferveur.

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
De la parfaite hémistiche
Aimant la mesure
Céleste césure,
Faisant pâlir le pastiche.
Les vers ciselés
Bien proportionnés
Pour mon esprit ont les charmes
Si harmonieux
Du plus haut des Cieux
Brillant à travers tes larmes.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté.

Les divins présents,
Créés du néant,
Qui précédaient notre monde;
Les plus rares fleurs,
Leur terre, rondeur
Et les cercles purs de l'onde,
Les riches buissons,
Océans profonds,
La splendeur virginale,
Tous nous parlent en fait
À l'âme en secret
Sa belle langue natale.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté.

Vois sur ces bâtards
S'écraser le hasard,
la chaotique ironie,
Car pour assouvir
Leur moindre désir,
Ils ont brisé l'Harmonie.
La beauté résulte,
Le bonheur exulte
De nos rythmiques prières
Et du nombre d'or,
l'Éternel effort
Fait rejaillir la Lumière.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté.

Elle profita de l'instant de calme encore baigné des paroles prononcé pour un moment de communion avec le très haut. Puis elle reprit place sur le fauteuil à l'invitation de la diaconesse. Celle ci entama un discours qui la toucha beaucoup. Elle avait une idée bien précise de ce que pouvait être un couple et l'amour partagé entre un homme et une femme. Point seulement de relation charnelle mais cette complicité du quotidien qui forge des liens solides et cimente la vie de couple pour la faire durer dans le temps. Elle regarda de nouveau Lndil à ses cotés alors qu'Ermelina lisait le livre des vertus et enchainait sur les difficultés qui pourrait arriver. Ils en avaient déjà surmonté un certain nombre ensemble, il s'en trouverait sans doute d'autre malheureusement mais il ne faudrait garder que les moments de bonheur.

Ses temoins furent invitées à prendre la parole et elle fut touché par les paroles de Chany. Elle lui renvoyait tous ses souvenirs partagé bon ou mauvais mais leur amitié avait su braver les tempêtes. Elle lui sourit une fois de plus émue.
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Roweena

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Mar 14 Aoû - 2:39

La diaconnesse entonna un cantique dont les premiers vers résonnèrent familièrement dans l'esprit de Rowena. Elle connaissait ce chant, du moins elle l'avait déjà entendu, quelque part, mais où et en quelle circonstance ? Mon enfant, ma soeur, songe à la douceur... "d'aller là-bas vivre ensemble", se remémorait-elle... Sans doute une variante d'un de ces peuples lointains qu'elle avait visités en compagnie de son tuteur... Mais quoi de plus universel que l'amour ? Nul lieu de s'étonner qu'un tel hymne fut connu de par le monde !
Tandis que s'égrenaient les vers si doux et profonds, la jeune femme revoyait sous ses paupières closes toutes les noces auxquelles elle avait assisté ici et là, dans les nations les plus diverses. Les parures, les rites, les langues, les traditions étaient chaque fois différentes et parfois étonnantes, mais il y avait une constante dont elle prenait conscience à l'instant : cette lumière qui émanait du regard des épousés, cette félicité radieuse que l'enfant qu'elle était encore alors percevait comme l'effet d'une magie mystérieuse. "Prépare ton coeur, ma chère enfant, lui disait son tuteur ; cultive la vertu et tu sauras reconnaître, quand le temps sera venu, celui que le Maître de l'Amour te destine, lorsqu'il croisera ton chemin."
Certes, elle avait cultivé la vertu ; et certes, elle avait reconnu au premier regard celui qui avait su faire palpiter son coeur d'un si doux tourment. Elle mourait d'envie de demander au Très-Haut pourquoi Il les avait désunis dès avant qu'ils ne puissent s'unir. Mais son pieux tuteur lui avait enseigné qu'on ne devait en aucun cas remettre en cause la volonté du Très-Haut. Son coeur saignait abondamment, mais elle pleurait en silence et sans larmes.

Le cantique s'était éteint dans un délicat accord d'oud et la diaconesse avait repris la parole sans que Rowena, tout à ses souvenirs, n'entende le début de son discours. Mais ce qu'elle entendit lorsqu'elle revint au présent semblait tant s'adresser à elle-même qu'elle y vit comme une réponse à la question qu'elle n'avait pas osé poser au Maître de Toutes Choses :

Citation :
C'est une embarcation fragile, l'emprunter est risqué. Les écueils peuvent briser sa coque, la longueur de la traversée peut l'user ; pendant le long voyage qui conduit le couple vers sa destiné, des tempêtes peuvent survenir et disloquer irrémédiablement l'embarcation.
Comme de juste, la barque de son promis s'était brisée au cours d'une tempête alors qu'il regagnait son île... Mais l'officiante pourquivait :
Citation :
Il est cependant possible de surmonter ces obstacles, pour que votre voyage aboutisse à l'Amitié vraie...
Rowena frémit. Ces paroles qui ne lui étaient pourtant pas destinées personnellement pénétraient son coeur et son esprit comme si le Très-Haut Lui-Même chuchotait à son oreille. "Pour que votre voyage aboutisse à l'Amitié vraie"... Le chagrin il est vrai avait labouré son âme, mais peut-être était-ce pour que sa terre n'en devienne que plus féconde, offerte aux semences d'amour que Deos voudrait peut-être y faire tomber...
Elle eut confirmation de cette intuition lorsqu'elle leva à nouveau les yeux sur le couple recueilli près de l'autel, dont le bonheur était si évident qu'il en était presque palpable : l'irradiation de leur joie dardait de douces flèches en son coeur, laissant sourdre non point du sang mais... de l'amour. Cet amour-même qu'elle recevait de la contemplation du leur.
"Pour que votre voyage aboutisse à l'Amitié vraie"...
Toute à sa méditation, Rowena était restée sourde à une bonne partie de l'homélie de la diaconesse. Mais celle-ci avait haussé le ton pour lancer :

Citation :
S'il se trouve dans cette noble assemblée quelqu'un ou quelqu'une qui puisse par sa voix et par son coeur attester et témoigner de l'amour que Néfi porte à Lndil, qu'il se lève et parle sans crainte.
Une dame s'était sitôt levée pour livrer son témoignage. Rowena attendit un court instant pour laisser éventuellement à d'autres la parole, mais chacun semblait receuilli, ou sous le charme de l'instant. Toute timide qu'elle était, elle prit sur elle et trouva le courage d'approcher de l'autel, quêtant du regard auprès de l'officiante le droit de prendre la parole.
Elle jeta un regard affectueux au couple, s'attardant davantage à croiser les yeux de Nefi, qu'elle connaissait mieux - complicité de femmes sans doute -, auprès de qui elle avait toujours pu trouver le réconfort de l'Amitié. Puis elle se tourna vers l'assemblée, toussota un peu pour s'éclaircir la voix autant que pour se donner du courage.


Voici mon témoignage, commença-t-elle. Elle toussota à nouveau et reprit :
Je ne connais les promis ci-présents que depuis quelques mois, mais la profondeur et l'autenticité de leur amour ne fait à mes yeux aucun doute. J'ai assisté aux épreuves qu'ils ont traversées avec patience et confiance, j'ai vu avec quel dévouement l'un a veillé sur l'autre quand les déconvenues les ont frappés, avec quelle constance ils ont surmonté les obstacles à leur union... Je témoigne également de leur entier dévouement envers leurs semblables, pour avoir été témoin de leur bonté et de leur loyauté envers la communauté. Je témoigne donc que l'Amour qui les unit irradie bien au-delà du couple qu'ils forment, et qu'au contraire, de cet Amour qui les unit jaillit sur leur entourage la Vraie Amitié Aristotélicienne, celle qui seule peut favoriser l'avénement de la cité idéale rêvée par nos Saincts Prophètes.

Tout abasourdie elle-même d'avoir pu autant parler en public, Rowena baissa la tête et s'en fut, courant presque, reprendre sa place au fond de l'église, mais non sans s'être donné le temps de glisser subrepticement dans la main de Nefi un petit écrin contenant les deux alliances qu'elle avait forgées, constituées chacune de trois anneaux tressés, symbolisant leurs deux êtres unis et le troisième né des deux leurs : l'entité de leur couple.
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lndil
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Mar 14 Aoû - 11:16

Alors qu'il venait de lui parler et qu'ils allaient rentrer tout en laissant d'abord la foule rentrer, elle lui répondit.
Allons y mon aimé, notre idylle n'en est qu'à ses balbutiements, une protection divine ne pourra que la rendre plus douce encore.
Il n'avait qu'acquiescer de la tête, ne voulant pas trop parler maintenant que l'office allait véritablement commencer.
Une fois assis, la diaconesse commença rapidement l'office. Il l'écouta avec attention. Elle rappela les sentiments qu'ils avient l'un pour l'autre et elle rappela également la procédure légale qui les amena ici aujourd'hui.
Lndil sourit lorsqu'il entendit Ermelina fourché sur son nom... se dit que c'était bien normal quand on parlait beaucoup comme dans une cérémonie.
Arriva bien entendu le moment ou elle dit cette formule qui fit sursauter son palpitant... il avait presque envie de se retourner pour voir si quelqu'un s'était levé pour prendre la parole mais cela aurait été mal vu.
Il jeta tout de même un oeil sur le coté en direction de ses témoins. Brunette était là et regardait, pensant certainement à son future mariage à elle. Il lui fit un sourire suivi d'un clin d'oeil. Comprendrait elle qu'il pensait à son mariage à elle sur le coup.

Personne ne s'était fait entendre, heureusement ! La cérémonie continuait donc par récitation du Cantique sur la Beauté avec toute l'assemblée debout.
Arriva une citation de saint Valentin et l'office en tant que tel avec le rappel des écritures.
Puis Ermelina donna l'occasion aux personnes voulant s'exprimer sur leur union de le faire. Les témoins étaient bien entendu attendus.
Un bruissement dans la salle... quelqu'un s'était levé... il se demanda qui se pu être mais il vu rapidement que c'était Chany qui venait leur faire face. Elle témoignait de leur amour à la vue de tous.
Cette femme était une bonne personne car elle faisait les choses dont son cœur disait que c'était bien et juste.
Il ne voulu et ne pu parler, la remerciant d'un hochement de tête et un beau sourire.
Puis vient la douce et gentille Rowena. Elle aussi témoigna. il savait qu'elle parlait aussi du plus profonde de son coeur car rien ne l'obligeait à s'exprimer d'autant plus qu'elle était plutôt une femme discrète. Il la remercia de la même façon que Chany.
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Liptis

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Mar 14 Aoû - 12:14

Un peu perturbé par sa courte nuit, Liptis n'avait pas trop remarqué quelques regards l'encourageant à s'avancer le premier. Finalement, après deux premiers témoignages, Liptis sortit de sa léthargie et s'avança sous le regard de sa marraine qui semblait bien soulagée que d'autres parlent avant elle.

Il s'avança près des mariés, leur fit un grand sourire... Que de souvenirs.


Qui aurait pu croire qu'un jour, vous ne vous uniriez point ? Nul doute que vous étiez fait l'un pour l'autre et le destin, l'amitié vous ont amené l'un vers l'autre, de plus en plus près jusqu'à ce jour béni où tous, ici, nous nous réjouissons de votre union.

Je connais Nefi et Lndil depuis bien longtemps maintenant. Nefi a su m'amener par cette volonté forte qui la caractérise à choisir la voie de la médecine pour soulager les maux de mon prochain. Elle m'a tout appris et je lui en serais éternellement reconnaissant. Non contente d'avoir été un médecin-chef rigoureux et influent, Nefi fut aussi une animatrice de premier ordre. Nul doute qu'elle sera toute entière tournée vers le bien être de son époux et de leur famille.

Lndil quant à lui s'est fait remarqué par de moultes interventions, là-bas en Artois. Lorsqu'il devint maire d'Arras nous commençâmes à faire plus ample connaissance, il devint aussi mon supérieur à l'Ost. Dès lors, nous devînmes - et j'ai plaisir de le dire ici - des amis. Lndil est un homme bon qui a connu cependant quelques malheurs. Lui saura subvenir à la richesse du couple et à le protéger avec toute la vaillance qui le caractérise. Mais Nefi et lui ne peuvent que former un fort beau couple, uni dans l'amour et la gentillesse.

Je suis si heureux pour vous que ce jour béni soit enfin arrivé. Que tous le bonheur du monde soit sur vous...


De nouveau un grand sourire. Liptis était heureux ; tout à sa joie de s'être ainsi exprimé il faillit manquer l'une des marches le ramenant vers son banc. Aïe, pourvu qu'il ne commette pas d'impair, surtout en ce si beau jour. Bah, il dirait que c'est de la faute à Jehanne, voilà tout...
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Enguerrand de Laigny

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Mer 15 Aoû - 2:43

Oula ! Temps mort !!! Enguerrand haussa un sourcil perplexe en assistant au démarrage en fanfare de celui qu'il supposa être le témoin du marié. Visiblement très ému, l'homme se lança dans une fort belle tirade, simple, spontanée, sincère, mais, il fallait bien le reconnaître, carrément en avance sur le planning de la petite diaconesse à la chevelure de feu. D'un seul coup, c'était toute la solennité du moment qui volait en éclat pour les quelques privilégiés qui connaissaient le fonctionnement des mariages célébrés par la petite diaconesse. Le grand Tolédan, qui savait à quel point l'heureuse officiante pouvait se montrer pointue, tatillonne, pour ne pas dire carrément monomaniaque quand il s'agissait du déroulement de ses cérémonies, se mit tout simplement à redouter le pire, voir même pire que le pire. Cogitant aussi vite que le lui permettait sa fidèle cervelle, Enguerrand constata que jamais ô grand jamais personne n'avait commis le moindre écart dans un mariage célébré par sa belle Renarde, sans doute par peur des représailles, que même la Terreur de Valence se faisait toute petite quand Ermi se trouvait derrière l'autel, ce qui était aussi particulièrement révélateur, et que donc le plus sage à faire pour l'instant était de détourner honteusement l'attention de son Ermi à lui à la mode castillane dans l'espoir de lui faire oublier l'incident.

Hmmm hmmm ! Enguerrand se racla la gorge fort peu discrètement. Après tout, le but de la manœuvre n'était pas de chasser un hypothétique chat de sa gorge mais bien d'attirer l'attention de sa belle de Renarde, de son Oiseau de Feu et du reste de l'assistance, même si le reste ne comptait que fort peu aux yeux du Castillan. Peu certain d'avoir atteint son but, le grand Tolédan fit deux pas vers la première travée côté mariée puis se retourna pour faire face à la petite diaconesse à la chevelure de feu. Son regard de chat potté, son sourire innocent et ses traits angéliques lui permettraient, il en était certain, de survivre à une éventuelle ire ermienne.

Un court instant et avec une lucidité rare, Enguerrand se dit qu'après tout, mis à part le petit incident du témoin du marié, la cérémonie était tranquille, très tranquille, trop tranquille. La petite diaconesse devait s'ennuyer à mourir. Après tout, personne n'avait acclamé les mariés sur le parvis, personne n'avait porté les fiancés en triomphe jusque devant l'autel, personne n'avait saucissonné proprement le fiancé à un pilier pour l'empêcher de prendre la fuite, personne n'avait marché volontairement sur la robe de la mariée dans le but non déguisé de déchirer le vêtement et d'offrir à la vue de tous le corps sculptural de l'héroïne du jour, personne ne passait de rang en rang pour ourdir des complots et faire chanter les invités – pas au sens littéral, hélas -, personne n'avait réussi à s'étaler de tout son long, personne non plus n'avait réussi à produire une explosion impromptue, personne n'avait demandé de bis du sermon, personne n'avait accueilli les propos de la petite perle de perfection qu'était Ermi avec des applaudissements joyeux et des sifflets festifs. C'est en se rappelant à quel point le cirque valencien était devenu la norme de sa belle Renarde qu'Enguerrand ferma cette petite parenthèse culturelle et décida de passer à l'action.

Il ne lui fallut que peu de temps pour rassembler ses idées. Après tout, c'était son quatrième mariage en quatre semaine, il commençait à comprendre comment les choses fonctionnaient, ce qu'il fallait faire, ce qu'il fallait dire. Fort du glorieux exemple de Sebastian, qui avait tout de même tenu une cathédrale bondée en haleine pendant près d'un quart d'heure avec son témoignage, le grand Tolédan ne pouvait vraiment pas faillir à sa mission : il allait lui aussi témoigner pour Néfi. Il fallait être honnête, la chose n'avait rien de bien compliqué et surtout cela lui faisait plaisir de montrer à son bel Oiseau de Feu qu'il était présent à ses côtés en ce grand jour, même s'il ne se trouvait par forcément du bon côté de la chapelle pour laisser son exubérance s'exprimer comme il le souhaitait. Haussant mentalement les épaules pour clore ses diverses réflexions, Enguerrand regarda Ermelina dans les yeux et prit la parole.

Moi, Enguerrand Benyamin Tahar de Laigny, me porte en ce jour témoin devant Dieu, Aristote et Christos, ainsi que devant l'assemblée des fidèles en cette chapelle réunie, de la sincérité, de la véracité et de la pureté de l'amour que Néfi, mon bel Oiseau de Feu, porte au bienheureux Lndil. Le grand Tolédan, qui avait décidé d'y aller à fond sur les formules protocolaires, fit une petite pause pour ménager ses effets, jeter un œil à la fiancée puis un à l'officiante. Comme aucun cri de protestation ne s'éleva, il poursuivit.

Il existe bien des façons de parler d'amour, il existe bien des manières de décrire l'amour qu'un être éprouve pour un autre, il existe tant de mots pour le faire, et pourtant... Parmi tous ces termes, dans toutes les langues que je connaisse, aucun ne convient pour décrire précisément l'amour de Néfi pour Lndil. Il faudrait inventer un mot pour ce faire. Un mot qui associerait tout à la fois la force inflexible d'un cours d'eau que rien n'arrête, la solidité d'un roc, l'éternité, l'intemporalité, mais aussi la beauté et la chaleur des flammes d'une de ces grandes flambées qui vous réchauffe jusqu'à l'âme.

Tant que ce mot n'existera pas, il nous faudra nous contenter d'aller chercher aux fond de ses prunelles un pâle reflet de l'amour qui fait battre son cœur. C'est dans les regards qu'elle adresse à Lndil que l'on comprend tout ce qu'elle peut éprouver pour lui, et tout ce qu'il peut lui inspirer. Et c'est pour que cet amour-là soit béni de la main de Dieu qu'elle se tient debout devant nous aujourd'hui. Ce n'est pas un petit engagement, ce n'est pas un coup de tête. C'est tout simplement une évidence : son cœur bat pour Lndil, elle l'aime tout simplement, de toute la force de son âme, de toute la force de son être. De cela je témoigne aujourd'hui devant tous, et surtout devant toi, douce Ermelina.
Assez fier de lui sur ce coup-là, Enguerrand se tourna vers Néfi et se fendit d'une révérence exquise. Il se retourna ensuite vers l'officiante et la gratifia de son sourire charmeur numéro 15ter accompagné de son œil de velours numéro 73 puis regagna sa place. Il faudrait au moins cela pour faire oublier son incartade...
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Ermelina
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Mer 15 Aoû - 3:56

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinspireeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer... EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEeeeeeeeeeeeeeeeeexpireeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer. Recommencer l'opération encore un peu. Rester en parfaite harmonie avec le monde environnant, tout en affichant un calme olympien, un sourire radieux et une maitrise de soi absolue. La rouquine était devenue maîtresse en self contrôle depuis qu'elle officiait très régulièrement de l'autre côté des Pyrénées. Là bas, il fallait avoir des nerfs en acier trempé si on voulait survivre à un office. Rares étaient les curés qui restaient en poste plus de six mois : la plupart disparaissaient chez les frères, exigeant les plus strictes des cellules pour fuir l'indescriptible bazar local. Et cela faisait maintenant quatre ans qu'elle enchainait les baptêmes et les mariages, risquant la syncope à chaque instant, frôlant dangereusement la crise cardiaque au moins une fois par passage à l'église du coin. Elle pensait avoir tout vu et tout entendu. Elle se trompait cruellement.

Jusque là, tout c'était bien passé. Elle avait attendu et entendu les témoignages, remerciant les intervenant d'un grand sourire chaleureux, l’œil brillant, voir même pétillant de joie tant les propos qui lui parvenaient lui réchauffaient le cœur. Elle n'avait pas tiqué quand le témoin du marié avait pris la parole. Bien au contraire, c'était le genre de démarche spontanée qui lui prouvaient que les intervenants prenaient leur rôle à cœur et, accessoirement, qu'ils ne s'étaient pas endormis pendant la lecture.

Ce qui avait failli avoir la peau d'Ermi en cette belle journée d'été, c'était la sortie fracassante d'Enguerrand. Que son promis discute avec Vanyelle, cela pouvait se comprendre. Elle était assez bien placée pour savoir que parfois il fallait fournir une quantité folle de renseignements à la petite demoiselle pour que cette dernière se tienne tranquille ou ne gaffe pas en allant plus vite que la musique. Mais qu'Enguerrand quitte le rang pour aller témoigner, ça, c'était une première. Prenant sur elle du mieux qu'elle put, la rouquine se rabâcha que même si la chose n'était pas usuel, le Tolédan avait parfaitement le droit d'apporter sa contribution, que l'amitié qu'il nourrissait pour Néfi justifiait tout à fait cet élan spontané, que rien dans ce qu'il venait de faire ou de dire ne justifiait une mise au pilori ou une pendaison en bonne et due forme aux branches basses du premier chêne centenaire croisé. Lorsqu'enfin son enfant de choeur rebelle retrouva la place qu'il n'aurait jamais dû quitter, la petite diaconesse contourna l'autel et se plaça pile entre les fiancés.


Vous voilà entourés de fidèles amis, qui ont su bien bellement nous montrer tout l'amour qui est le vôtre. Qu'ils soient remerciés pour ces mots qui, je l'espère, resteront gravés en vos mémoires. La petite diaconesse adressa un simple mais sincère signe de tête à chacun des témoins pour les remercier de s'être prêté au jeu de si bonne grâce.

Nous avons entendu la voix de vos proches, maintenant c'est votre voix qu'il nous faut entendre, enchaina Ermi en adressant un regard plein de malice à Néfi et à Lndil. Jusqu'à maintenant, Ermi le savait, la cérémonie n'avait été que purement formelle, voir même digne d'une administration butée et bornée. A aucun moment, les amoureux n'avaient dû ressentir le caractère irrévocable de l'engagement qu'ils allaient prendre. A aucun moment, ils n'avaient eu à s'interroger et à douter, du moins légitimement. Malheureusement, cette confortable quiétude touchait à sa fin. Leur ancienne vie connaissait ses derniers instants, bientôt une nouvelle s'offrirait à eux. Ils allaient devoir renoncer à ce qu'ils avaient été, deux entités individuelles, errantes dans le vaste monde, pour devenir un couple, uni et soudé, les deux moitiés d'un tout, où l'Autre aurait au moins autant d'importance que leur personne propre...

La petite diaconesse regarda Lndil. Elle connaissait toute la force de la petite question qu'elle avait à lui poser, maintenant. Et elle savait que pour simplissime que fut la réponse, elle n'en était pas moins si complexe à énoncer... Toujours avec autant de douceur dans la voix, la rouquine prononça la première phrase magique de la cérémonie.


Nous avons écouté la parole de Dieu qui révèle la grandeur de l’amour et du mariage. Le mariage suppose que les époux s’engagent l’un envers l’autre librement et sans contrainte, qu’ils se promettent amour mutuel et respect pour toute leur vie. Aussi je te le demande, Lndil, acceptes-tu librement de prendre pour épouse Néfi, de l'aimer fidèlement dans le bonheur ou dans les épreuves, et de vous soutenir l'un l'autre, tout au long de votre vie ?
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Brunehaut de Romblay

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Mer 15 Aoû - 17:42

Alors que Liptis avait repris sa place, elle lui succéda gravissant les quelques pas qui la séparait de son banc, non sans avoir lâché la main de lui auquel elle tient tant.
Un raclement de gorge pour s'éclaircir la voix quelque peu encore nouée, une profonde inspiration en regardant ses deux amis, car si elle était en ce jour témoin de Lndil, elle n'en restait pas une amie également de Nefi.


Mes deux amis, je vous ai connu l'un et l'autre séparément, toi ma chère Nefi, je n'oublierais jamais nos soirées en taverne lors de ce conflit qui nous avait tous rassemblés et unis devant l'adversité. Ni tous ces autres nombreux moments que nous avons passés ensembles.
Et toi mon ami, je ne vais pas en ce jour béni relater devant une si grande assemblée ce qui nous avait rapproché.
Mais si je suis là devant c'est pour témoigner de votre amour l'un pour l'autre et non pour évoquer celui qui me lie à vous.
Même si je ne saurais vous remercier assez de m'avoir proposé ce jour de la St Sylvestre lors de ce banquet organisé chez Nefi, de m'emmener avec vous vers ce voyage qui vous a mené jusqu'ici en Béarn, je ne l'aurais jamais terminé en votre compagnie, mes pas croisant ceux de celui qui dorénavant partage ma vie.
De cette vie de couple qui vous attend dorénavant tous deux, je ne doute un instant sera remplie de joie et de bonheur, que vous méritez amplement tous deux.
Je me souviens de cette soirée, où je me suis doutée que quelque chose de plus profond qu'une simple amitié voyait le jour, votre attachement l'un à l'autre devenait flagrant, tout comme la complicité qui déjà vous unissait.


Se fendant d'un large sourire en les regardant tous deux.

Nul doute que tous deux vous vous aimez d'un amour sincère, qu'ensemble vous affronterez l'adversité et les embûches que la vie parfois nous réserve, mais celles ci vous saurez les surmonter, liés par ce lien indéfectible qu'est l'amour que vous vous portez.

Un dernier regard vers eux, elle retourne à sa place, et laisse celle ci vacante pour le prochain qu'elle écoutera avec tout autant de solennité qu'elle même avait discouru.
Viendra ensuite le tour de Lndil de prendre la parole en réponse à la diaconesse.



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lndil
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Mer 15 Aoû - 21:29

Puis se fut au tour de Liptis... Il parlait du passé, de leur rencontre. Il les connaissait effectivement les deux mariés très bien. Il avait passé beaucoup de temps avec l'un et l'autre a des endroits différents. D'ailleurs ils restaient en contact tous les 3 malgré la distance, montrant que leur amitié était sincère.
Lui aussi, il le remercia d'un geste de le tête et d'un sourire. Il faillit bien rire quand ce dernier loupa une marche mais se rattrapa in extremis.
Brune lui succéda, débuta son discours comme celui de Liptis. Elle lui arracha un petit rictus de rire lorsqu'elle évoca ce qui les avait rapproché elle et lui. Elle parla surtout de ce petit plus d'amitié qui existait maintenant depuis longtemps entre Néfi et Lndil et qui en ce jour n'était que le sceau légal, enfin.

Puis il y eut Enguerrand contre toute attente ... Lndil en resta bouche bée. C'était plus qu'élogieux pour Néfi, une déclaration pour Lndil de l'amour de Néfi fait par un autre. Cet Enguerrand était un sacré bonhomme.
C'est après cette sortie qui semblait la plus spontanée du monde que la diaconesse arriva au moment ou Lndil devait s'exprimer.

Alors qu'elle l'interrogea, Lndil se leva et fit face à l'assemblée et à sa Douce. Il lui prit alors sa main tout en portant son regard sur elle.

Que cette assemblée m'en soit témoin tout comme Aristote, .... OUI .... j'accepte librement de prendre pour épouse Néfi, de l'aimer fidèlement dans le bonheur ou dans les épreuves, et de la soutenir tout au long de notre vie.
Je le sais car, comme on pu le rappeler les personnes qui sont intervenues
un regard pour chaque personne qui s'était exprimée avant de le rapporter à Néfi Voila un certains temps ou un temps certains que nous nous connaissons. Nous connaissons les forces et les faiblesses de l'autre, nous connaissons les mésaventures et les joyeux moments qui ont déjà bien rempli nos vies. C'est cette vie déjà passée ensemble qui est le terreau de notre amour.
Pose un genoux à terre pour être à hauteur de Néfi qui est restez assise.
Voila notre force, car nous ne serons pas que mari et femme, aussi des amants mais surtout des amis sincères vers qui on sait que nous pouvons nous tourner.... Néfi je t'aime et je suis heureux que tu deviennes aujourd'hui ma femme. Je te promet d'être là à tes cotés, peut être pas toujours autant que tu le voudrais, mais je serai toujours là et ne disparaitrai pas sans avoir pu profiter du reste de cette vie qu'il m'est donné de passer avec toi.
Il l'embrasse sur la main après un moment, où il la regarde fixement comme pour figer une fois de plus ce moment dans sa mémoire, et reprend sa place, scrutant sa Douce dont il espère qu'elle arrivera encore à s’exprimer facilement après cela.
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Ermelina
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Jeu 16 Aoû - 0:40

Avec un flegme caractéristique des habitants du royaume d'Angleterre, la petite diaconesse marqua un temps mort et lorgna l'assistance avec intensité, s'attendant à tout. C'était généralement le moment que les Ibères choisissaient pour manifester leur joie et il valait mieux avoir le cœur bien accroché pour survivre à la chose. Cette fois, il semblait que les invités étaient suspendus aux lèvres des mariés car rien ne vint perturber le silence qui planait dans la petite chapelle. Bien, Ermi pouvait donc passer à la suite.

Lndil avait donc dit oui... Pas de "non" prononcé par accident , ce qui arrivait bien plus souvent qu'on ne pouvait l'imaginer. Pas de discours fleuve dicté par un trac violent pour accompagner ce oui de bon aloi, juste quelques mots précieux, prononcés avec le cœur et toute la sincérité du monde, avec un rien de pudeur. Bref, pas de fantaisie à ce point de la cérémonie. Il n'y avait eu qu'un "oui", mais un "oui" déterminé et affermi par un amour qu'Ermi pressentait profondément ancré dans le cœur du fiancé. La rouquine se retint de prononcer le mythique « comme c'est chou », celui-là même qui lui avait valu d'essuyer les foudres archiépiscopales sous d'autres cieux, pour reporter toute son attention sur la fiancée.

Pendant qu'elle biffait mentalement la ligne « obtenir l'assentiment du fiancé » de la liste si longue des choses à faire au cours de la cérémonie, la rouquine observa Néfi comme un médecin observe un patient afin d'établir un diagnostic précis. Pendant que Lndil parlait, Néfi, elle, n'avait pas bougé d'un poil. Enfin elle n'avait pas bougé en terme ermien. Comprenez par là qu'elle n'avait pas été sujettes à un évanouissement brusque et soudain. Elle ne s'était pas non plus transformée en fontaine humaine, partant tant bien que mal à la pêche au mouchoir, mouchoir naturellement arachnéen et incapable de contenir le flot de ses larmes avec classe. Pas de début de sprint effréné en direction de la sortie de l'église non plus (la chose était d'ailleurs préférable puisque personne n'avait pensé à monter la garde devant la sortie pour empêcher les casses pieds de rentrer et les fiancés de sortir avant la fin de la cérémonie). Pas de cri strident propre à faire voler en éclats toute la verrerie du Béarn et des environs. Et pourtant, c'était de tous le moment le plus propice pour permettre à la mariée de craquer et de permettre à ses pauvres nerfs recroquevillés de se débarrasser de la tension accumulée au cours des jours précédents... Néfi, donc semblait prête à passer à la casserole à son tour.

La petite diaconesse adressa un grand sourire bienveillant à la fiancée. Il fallait dire les choses comme elles étaient, Néfi était tout simplement resplendissante. La lumière qui filtrait à travers les vitraux embellissait encore un peu, si tant est que la chose soit faisable, l'Orthézienne. A moins qu'il ne faille mettre cette beauté rayonnante sur le compte du bonheur, qui avait le don de transfigurer les êtres qu'il touchait... Un rien rêveuse, Ermi ne put s'empêcher de glisser un très rapide coup d’œil à Vanyelle et à Enguerrand, qui attendaient sagement la suite des événements. Eux aussi avaient un je ne sais quoi d'embelli, comme s'ils étaient hors du temps, peints par le pinceau délicat d'un enlumineur de génie dans un paysage parfait. A moins, chose plus vraisemblable, que ce ne soit les yeux de la petite diaconesse qui ne voyaient plus le monde derrière le voile noir des veuves mais bien tel qu'il était, riche en couleurs et plein de beauté et de merveilles qu'elle pouvait contempler sans fin.

Mais pour l'heure, la rouquine avait d'autres chats à fouetter : il lui fallait poursuivre avec joie et entrain et remettre à plus tard ces sujets de réflexions. Elle rassembla du mieux qu'elle put le troupeau égaré de ses petites cellules grises : elles, d'habitude si sages et si fidèles, semblaient bien décidées à prendre le chemin des écoliers au lieu de travailler consciencieusement, comme toute entité neuronale dignes de ce nom. Retenant un soupir destiné à ses neurones, se fendant d'un large sourire, la petite diaconesse posa alors la question rituelle.

Néfi, acceptes-tu librement de prendre pour époux Lndil, de l'aimer fidèlement dans le bonheur ou dans les épreuves, et de vous soutenir l'un l'autre, tout au long de votre vie ?
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cooky
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Jeu 16 Aoû - 10:02

Elle sursauta soudain. A se laisser entrainer dans ses pensés, elle en oubliait de parler. Pourtant c'était le moment pour elle de prendre la parole et pas question de se défiler. Avançant d'un pas léger, elle regarda tour à tour Lndil puis Nefi, avant de se tourner vers la diaconesse. Autant elle pouvait être bavarde, autant les discours n'étaient pas son fort et elle se demandait bien ce qu'elle allait pouvoir dire...

Hum... cela fait plus d'un an à présent que j'ai eu la chance de rencontrer Lndil et Nefi, à Orthez.
Ils étaient alors voyageurs en quête d'une ville où s'installer pour vivre tranquillement.
S'il n'était alors pas encore question d'une idylle entre eux, nul n'aurait pu douter de l'attachement qu'ils se portaient mutuellement.
Je me souviens parfaitement m'être méprise à ce sujet plusieurs semaines durant.


Un sourire amusé étira ses lèvres un bref instant, puis elle reprit.

Finalement, je ne devais pas être si loin de la vérité puisqu'aujourd'hui nous sommes là pour fêter les épousailles de nos amis.
Lndil, tu as à tes côtés la femme la plus douce et dévouée qu'il soit.
Je l'ai vue s'inquiéter pour toi, t'attendre rêveusement en taverne.
Quand elle prononce ton nom, ses yeux se font plus doux et son sourire n'est jamais loin.

Nefi, tu as jeté ton dévolu sur un homme intègre et fidèle.
Il a été ton ami des années durant si je me fie à ce que tu m'en as dit.
Il sera ton confident et ton compagnon plus longtemps encore si le Très-Haut lui en donne l'occasion.

J'ai toute foi en votre union et en l'amour que vous vous portez l'un à l'autre.
C'est avec confiance et fierté que j'en ai été le témoin et que je n'hésite pas aujourd'hui à le dire à tous.
Vous saurez vous chérir et protéger votre famille, l'entourer de cette affection que vous partagez et qui est si chère à vos coeurs.


Elle leur sourit à nouveau, d'un large sourire cette fois, puis recula pour reprendre sa place et écouter avec attention la suite de l'office.
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nefi
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Jeu 16 Aoû - 10:10

Rowena pris la parole à la suite de Chany la laissant agréablement surprise. Elle savait son amie discrète presque timide et n’en était que plus touché par sa démarche et tout autant par ses paroles. Elle qui avait été la confidente de bon nombre de ses tourments avec Cooky et Brennach . Elle lui sourit et articula un merci avant qu’elle ne parte bien vite pour laisser la place à Liptis. Que de souvenir avait elle aussi avec lui. En l’écoutant elle se dit qu’il exagérait un peu sur certain point, elle n’était point si influente. Elle sourit amusé par ses paroles et un brin nostalgique de ce passé, de l’hôpital qui était pour elle une grande source de satisfaction bien que la tache soit ardue. Mais le plus important de tout ça était le témoignage de leurs capacité à être l un pour l autre. Elle retient un rire quand il parti vers sa place en trébuchant échangeant un petit regard avec Lndil qui lui aussi se retenait. Un mouvement du coté des « enfants de cœur » détournèrent son attention. Enguerrant venait de migrer de sa place vers les bans de ses proches et venait maintenant témoigner. Son émotion redoubla encore en écoutant son charmant discours. Il avait le don de la tournure, le charme des poètes. Bon nombre de fois en taverne ils avaient échangé sur l’amour et les sentiments. Sur bien d’autre sujet aussi, Il connaissait ses sentiments tout comme elle avait put percevoir les siens indéfectible pour sa renarde. Elle rougit un peu de ses paroles si flatteuse pour elle et se demanda se qu’en penserait son aimé. Il lui fit une de ses révérences dont il avait le secret et elle s’inclina en souriant alors qu’il reprenait sa place. Brunette enchaina venant se placer prés d’eux. Que de souvenir remontait encore dans sa mémoire. Elle l’avait connue bien avant de connaitre Lndil et avait partagé bien des événements difficile ou plus joyeux avec elle. Elle savait bien les liens qui existaient entre Lndil et elle mais savait aussi que bien de l’eau avait coulé sous les ponts depuis. Il fut intrigué par l’évocation de cette soirée révélatrice pour brunette elle lui en reparlerait plus tard. Elle la remercia d’un sourire l’émotion montant crescendo à mesure que les témoins venaient devant eux. Brune retrouva son tendre sur son banc et Cooky vient à son tour pour témoigner. Elle sourit amusé à l'évocation de la méprise de celle ci quant à leur relation de l'époque. Il est vraie qu'a ce moment aucune déclaration ne s'était faites mais leurs complicité en avait fait douter plus d'un. Elle lui sourit lui murmurant un merci alors que Ermelina reprenait la cérémonie.

Nous avons écouté la parole de Dieu qui révèle la grandeur de l’amour et du mariage. Le mariage suppose que les époux s’engagent l’un envers l’autre librement et sans contrainte, qu’ils se promettent amour mutuel et respect pour toute leur vie. Aussi je te le demande, Lndil, acceptes-tu librement de prendre pour épouse Nefi, de l'aimer fidèlement dans le bonheur ou dans les épreuves, et de vous soutenir l'un l'autre, tout au long de votre vie ?

Lndil prit alors la parole, les yeux plongé dans les siens effaçant d’un coup le monde autour d’eux. Ses paroles la touchèrent en plein cœur faisant monter encore l’émotion. Il fallait qu’elle lutte pour ne pas laisse couler les quelques larmes de joie qui perlaient à ses yeux. Elle était comme hypnotisé par cette magnifique déclaration. Elle le vit se mettre un genou en terre devant elle et son cœur s’accéléra encore un peu. A ce rythme elle ne finirait point la cérémonie sur ses deux pieds. Elle ignorait comment les gens présent comprendraient ses paroles mais pour elle, elles étaient pleine de sens et de symbole. Elle resta un moment les yeux et le cœur noyé dans les prunelles bleu de son fiancé figeant cet instant pour toujours dans leurs mémoires.

Nefi, acceptes-tu librement de prendre pour époux Lndil, de l'aimer fidèlement dans le bonheur ou dans les épreuves, et de vous soutenir l'un l'autre, tout au long de votre vie ?

Les paroles de la diaconesse arrivèrent péniblement jusqu’à son cerveau encore bien loin dans ses songes et dans se nuage de tendresse qui l’enveloppait toute entière.
Elle mit un certain temps avant de retrouver l’usage de la parole. Elle réussi enfin à rassembler ses esprits et se tourna vers Ermelina et parla d’une voie clair pour être entendu de tous.

Oui, en ce jour et devant Aristote et toute cette assemblée réunis j’accepte librement de prendre pour époux Lndil ici présent. De le chérir, de partager chaque instant de nos vies qu’ils soient heureux ou non, de prendre soin de lui en toutes choses tout au long de notre vie.

Puis se tournant de nouveau vers Lndil elle plongea de nouveau ses yeux dans les siens, et glissa ses mains dans les siennes.

Mon aimé, Ce jour je m’engage auprès de toi, à t’aimer, chaque jour comme le premier. A t’être fidèle et porter fièrement et dignement ton nom. A être prêt de toi dans chacune des épreuves qui ne manqueront pas de semer notre chemin. Nous avons déjà partagé tant de choses, et toujours nous avons été là l’un pour l’autre. Comme l’ont témoigné nos proches, et comme tu l’as dis toi-même. Notre lien est bien plus fort qu’une simple attirance, nous avons pris le temps tout au long de ses années de bâtir de solide fondation pour notre foyer.
Je t’aime Lndil, et c’est un grand bonheur et une grande fierté pour moi de devenir ton épouse. Je serais toujours là prés de toi.

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Enguerrand de Laigny

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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Jeu 16 Aoû - 13:49

Depuis un moment déjà, Enguerrand admirait la hauteur des piliers et la forme de la voûte. Le grand Tolédan appréciait l'architecture, mais pour une fois ce n'étaient pas la forêt d'arcs brisés qui l’interpellait, pas plus que l'étrange bestiaire qui grouillait dans les chapiteaux de pierre ou les étranges clefs de voûte tarabiscotées. En fait, ce qui préoccupait l'enfant de chœur, c'était l'acoustique. Étrange préoccupation, me direz-vous, surtout en plein mariage. Et pourtant, la question était légitime.

Sagement installé devant son pilier, le Castillan tentait d'évaluer à vue de nez l'effet que pourrait produire un cri. La taille de l'édifice ne laissait pas présager un écho particulièrement développé, pas comme dans la cathédrale de sa ville natale, où une simple souris en vadrouille faisait un boucan d'enfer, surtout si ses pattes la guidaient du côté de la grande chapelle. La nef pleine de monde et les portes ouvertes atténuaient d'autant l'impact d'un son. Pourtant, le risque de traumatiser l'assemblé restait bien présent. Cruel dilemme...

Suivant d'une oreille distraite le consentement du presque marié, Enguerrand continuait de se torturer les méninges avec avec ses questions métaphysiques, délaissant lamentablement la petite gargouille qu'il supposait toujours vaguement à sa place. Il en était toujours au même point quand son bel Oiseau de Feu prit à son tour la parole. Un phénomène étrange parvint enfin à lui remettre les deux pieds sur terre : plus Néfi parlait, plus il sentait son nez le démanger et ses yeux s'embuer. C'était amusant de voir que même la poussière pouvait être taquine en pareille circonstance. Se maudissant de ne pas avoir embarqué avec lui de mouchoir, le grand Tolédan renifla aussi discrètement que possible, essuyant du revers de l'index une petite larme qui perlait au coin de son œil.

Il but ensuite les parole de son bel Oiseau de feu plus qu'il ne les écouta et poussa un petit soupir. Pour le coup, il était partagé entre une joie sincère de voir la belle Orthézienne heureuse et une pointe certaine de jalousie : heureux était l'homme à qui on adressait pareil discours... Enfin, le doux filet de voix de Néfi se tût. A ce moment très précis, Enguerrand était à ce point ému qu'il aurait été bien en peine de dire où il se trouvait et comment il s'appelait. C'est sans doute pour cela qu'il oublia purement et simplement ses considérations architecturales, les us et coutumes de la terre barbare du Béarn, l'austérité un rien bourrue des autochtones. C'est aussi sans doute pour cela qu'il se redressa pour exprimer sa joie à la mode de Castille.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLLLLLL
LLLLEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!
clama-t-il de toute la force de ses poumons, sa voix naturellement grave résonant comme un coup de canon dans l'édifice endormi pendant qu'un large sourire éclairait son visage déjà radieux.


Dernière édition par Enguerrand de Laigny le Jeu 16 Aoû - 15:42, édité 2 fois
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Ermelina
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MessageSujet: Re: De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil    Jeu 16 Aoû - 15:05

Néfi avait dit oui ! A présent, les fiancés avaient choisi librement, l'un et l'autre de ce que serait leur devenir. Par ce simple petit mot, ces trois lettres associées, ils avaient clamés à la face du monde leur envie de partager le reste de leurs jours dans un amour parfait. Si Ermi en croyait ce qu'elle pouvait lire sur les visages des deux Orthéziens, l'Emotion était en train de gagner son match face à la Raison chez chacun d'eux. Le trouble, bien sûr, mais aussi les regards échangés en quêtes de muettes réponses aux questions qu'ils devaient, comme tous les mariés avant eux, se poser, tout cela laissait pressentir que la Raison se trouvait mal en point, acculée dans les cordes, à deux doigts du KO final. En bonne sadique qui se respecte, ou en créature au grand cœur, allez savoir, Ermi ne put que se réjouir de la chose : c'était la preuve que la cérémonie était efficace.

Hélas, cent fois hélas, ce petit moment de perfection n'était pas fait pour durer. Alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir le bec pour passer à la suite, un grand cri retentit, déchirant le silence, le transformant en lambeaux informe, un cri qu'elle ne connaissait que trop bien pour en faire les frais régulièrement. D'habitude, il était poussé par la moitié d'une église, puissant à en faire trembler les vitraux, propre à faire s'arrêter les cœurs les plus fragiles. Là, il était majestueux, certes, mais solitaire. Machinalement, la petite diaconesse chercha le visage de la maquerelle valencienne et de son âme damnée parmi les invités, puis, un rien désabusée, la rouquine se tourna vers Enguerrand. Il était le seul à pouvoir agir de la sorte, aussi le regarda-t-elle avec de grands yeux et haussa les épaules en murmurant un petit « Ben alors ??? » lourd de suspicion sur l'état de santé de son promis, sur son attention et surtout sur le bien fondé et la pertinence d'un tel cri. N'ayant pas vraiment le temps de chercher plus loin les raisons profondes du comportement plus que dissipé de son enfant de chœur, la petite diaconesse se contenta de lui adresser un muet avertissement avant de retourner... De retourner à quoi déjà ? A ses moutons ? Non, à ses zouailles plutôt... Ermi poussa un petit soupir tout en essayant de retrouver le fil de sa cérémonie. Ah ! Oui, l'échange des mains...

Lorsqu'ils avaient préparé la cérémonie tous les trois, quelques jours plus tôt, Ermi avait proposé aux fiancés d'ajouter l'échange des mains au cérémoniel habituel. D'un point de vue complètement extérieur et purement technique, il ne s'agissait que de l'appropriation et de l'adaptation par la Sainte-Mère l’Église du serment vassalique : la chose n'avait rien de romantique puisque le fiancé s'engageait, au même titre qu'un vassal, à prendre soin de celle qui devenait le seigneur de son cœur, et que la fiancée agissait de même. Présentée sans explication, pour ce qu'elle était, la pratique avait été trouvée adorable par Néfi et ratifiée aussitôt par Lndil. Pourtant, la rouquine en aurait mis sa main au feu, aucun des deux n'avait mesuré pleinement tout ce que ce simple geste impliquait au niveau du vécu. D'autres avant eux, qui avaient expérimenté cette étape du mariage, avaient parlé de redécouverte ; ils avaient eu l'impression curieuse et tellement perturbante d'établir pour la première fois un contact physique avec l'autre, explorant à nouveau les sensations et les joies qui l'accompagnent, alors qu'ils pensaient connaitre pourtant par cœur tout de ce geste...

Avec douceur, mais fermeté, Ermi se saisit sans plus attendre de la main droite de Néfi et l'amena à elle, paume ouverte vers la voûte de l'église. D'un même mouvement, la petite diaconesse attrapa la main droite de Lndil, la maintenant, paume vers le sol, à un pied de celle de sa douce. Il fallait que tous deux confirment leur décision première, pour certifier à l'officiante leur réel désir de s'engager, pour le prouver par un acte concret et non plus par un simple mot à leur moitié et surtout pour que, au jour de la fin des temps, ils puissent tous deux n'avoir aucun regret quant au choix qu'ils avaient fait en ce jour mémorable et qu'ils puissent pleinement l'assumer devant le Très-Haut...

A présent, Néfidit elle en posant la main de Lndil dans celle de l'Orthézienne avant de dégager ses propres mainsje te remets Lndil comme époux pour que tu le gardes, sain ou malade, et que tu lui conserves ta foi selon les commandements de l’Église. L'acceptes-tu ainsi ?
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De fiançailles en épousailles, le bonheur de Nefi et Lndil
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