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 Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )

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caerellyn de Carpadant
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Ven 4 Mar - 10:37

Une lettre fut remise au frère Torcal. Elle n'y prit point garde, son attention retenue toute par les questions que l'Inquisiteur lui posait.

Monseigneur je me nomme Caerellyn de Carpadant, je suis née dans un lointain pays de l'est où j'ai vécu jusqu'à mes 14 printemps.
J'ai erré pendant 5 ans.
. Elle frissonna toute et vacilla tandis que des larmes perlaient à ses yeux. Elle reprit pourtant d'une voix claire.
Je suis arrivée à Nevers, puis à Eauze le jour de sa naissance. J'ai vécue dans ma boulangerie, que j'ai quitté le jour de mes épousailles pour le château de Caumont sur un fief reçu de mérite dit Cazaux-Savés. Puis sur le Vicomté de Fézensaguet. J'en suis partie le jour de ma déposition de dissolution de mariage pour rejoindre Montmorency, lieu où vit le plus souvent ma mère et cela jusqu'à ce jour.
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Graoully

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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Ven 4 Mar - 10:47

Interloqué.

Le jour de "sa" naissance ? De qui parles-tu donc ?

De plus, es-tu aristotélicienne ? Crois-tu en les enseignements d'Aristote et de Christos, relayés quotidiennement par la Saint-Église aristotélicienne et romaine ? Es-tu baptisée dans l'amitié aristotélicienne ?
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caerellyn de Carpadant
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Ven 4 Mar - 10:59

Elle reprit comprenant que ces mots pouvaient porter à confusion.

Le jour où il a été donné aux habitant la possibilité d'y entrer et de se bâtir leur cité, j'étais là.

Je suis fervente aristotélicienne, et le Livre des vertus et une lecture dans laquelle je me plonge souvent.
Je fus baptisée le jour même de mes épousailles et fais partie de la Grande Famille Aristotélicienne . Je crois profondément aux enseignements d'Aristote et de Christos. Ils guident ma vie et celle de la famille toute entière.
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Graoully

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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 8:09

Laconique.

Alors racontes-nous désormais l'histoire de ta demande, avec moult détails je te prie, que nous en sachions un peu plus sur toi.
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Bushiro
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 11:04

L'archevêque se tenait pré a écouté avec attention le récit a venir de la dame
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caerellyn de Carpadant
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 12:45

Elle se tut un instant, fermant les yeux. Puis elle commença d’une voix claire.

Mes épousailles ont eu lieu le quatrième jour du mois de juillet de l’an de Grâce 1456.
Notre baptême ainsi que notre union furent bénis le même jour par le prêtre Amaury-Haubert en L'Église Saint-Bynarr d'Eauze.
Nous vinrent bientôt des enfants, des jumeaux, Aliénor et Joffrey qui firent notre bonheur.
Mon époux devint père et de moins en moins un mari.
Je travaillais beaucoup à la mairie de notre cité, j’en fus le premier tribun, puis échevin à la communication, puis maire adjoint nommée par messire Strakastre.
La mairie étant jeune, elle était pauvre et j’offrais de mes deniers un pain de bienvenue à chaque nouvel arrivant, ayant pris soin de faire promettre aux maires successif de taire ce fait. Je me rendais en taverne pour le leur donner car c’est là qu’ils se rendaient dès leurs arrivées, je répondais à toutes leurs questions pour que leur installation se fit le mieux possible. Pour la suite, j’indiquais où se trouvait mon bureau si ils avaient besoin de mon aide, puis je rentrais vite à la maison pour retrouver ma famille. Là, ne m’entendais que reproches et interdictions formelles de retourner seule en taverne, j’expliquais que cela était mon travail et qu’il me serait grand plaisir qu’il m’accompagna, mais il s’y refusa toujours. Je ne savais plus comment faire et je continuai un certain temps à m’y rendre sachant que je n’avais rien à me reprocher.
Puis la vie devint infernal, je ne souhaitais pas que mes enfants
…Elle ne put continuer.
Je demandai donc au maire de quérir un tavernier ou une tavernière pour faire ce travail. Ils avaient mes instructions.
J’avais une échoppe de boulangère et faisais, chaque matin, très tôt, mon pain.
Pour tendresse, je ne subissais que des reproches.
J’avais une passion que j’ai toujours, écrire et apprendre. Quand j’habitais Nevers avec un ami Kev de Glasgow qui avait fait parti de cette enfance, nous l’avions écrit j’étais fière de mon histoire. Je voulais la partager avec ceux qui comme moi aimaient lire et tenir les parchemins à la disposition des habitants. Quand il refusa ce fut un crève-cœur. Chaque jour je le suppliais, chaque jour j’entendais son refus par jalousie d’événements si lointains.
Je connaissais beaucoup de monde de part mon office de tribun. L’on me demandait chaque jour si j’avais un époux ou si j’étais veuve, cela me brisait le cœur. J’étais toujours seule, où que je me rende, il ne venait et que rarement chez des amis, pour y rester quelques instants.

Je fis un mandat comtal comme porte-parole. Le comte messire Strakastre avec qui j’avais travaillé si longtemps, me demandait chaque jour pourquoi j’étais si triste, je répondais tête baissée, que je n’étais point triste mais épuisée. Etait née entre nous une amitié scellée par un travail constant. Je pense qu’il avait confiance en moi, me demandait mon avis, me donnait de plus en plus de responsabilités.
Un soir où j’avais travaillé très tard, en rejoignant ma maison, je le croisai dans le couloir. Il refit la même demande, je fis la même réponse. D’un doigt, il releva mon menton sachant que je devais mentir. Dans son regard je vis tant de compassion et je voulus y voir de la tendresse qu’il advint ce qu’il n’aurait jamais du advenir. Deux fois, je m’abreuvais à ce que je pensais être de la tendresse, que le Très-Haut me pardonne, je me trompais. Je me rendis comte que j’attendais un enfant et les choses étant ce qu’elles étaient avec mon époux, ne se posa point à moi la question de savoir qui était son père. Je mis le comte au courant. Le mandat se terminant, il partit en Anjou pour ses épousailles.
Je pris la décision, oh combien difficile de me taire pour garder une famille à mes enfants. Guidée par le malin, je fis ce qu’il fallait
……. Les larmes coulaient sur son visagepour qu’il pense que ce fut lui.
Pour mérite, à la fin du mandat on m’octroya le fief de Cazaux-Savés. Ce qui ne m’empêcha point de continuer à faire mon pain et de travailler en mairie ou au conseil.

L’enfant naquit, je le nommai Alexandre, je ne sais comment son père vint à l’apprendre.
Son altesse la princesse de Montmorency souhaita m’adopter. Purs moments de joie. Je la suppliai d’octroyer un fief à mon époux, pour qu’il ne se sente point….inférieur à son épouse. Ce qu’elle fit écoutant mes supplications, ce fief, elle voulait me l’octroyer.
Je fus de nouveaux prévôt, puis comtesse, mon plaisir étant mes enfants que je voyais pourtant peu tant je me donnais à mon travail.

Le comte de la Croix de Bramafan vit son fils au 18 mois d’Alexandre et pendant la moitié d’une heure. Il ne refusa jamais de le reconnaitre mais n’en fit jamais la demande, pour ne pas perturber l’enfant disait-il !
Cette nouvelle noblesse me donnait des devoirs comme ceux de suivre ma mère dans les réunions familiales, baptêmes, mariage, enterrements, réunion de nobles et j’en oublie…par émotion, pardonnez-moi. Si... me revint en mémoire une visite en Savoie. Ma mère avait décidé que nous nous y rendrions entre filles, ma fille adoptive Morganenn, elle et moi. Cela me fut reproché de virulentes façons car bien sur je n’y invitai point mon époux.
Son altesse entendait sans cesse les mêmes questions : Votre fille est-elle veuve ? Son époux l’a-t-il abandonnée ? Cela la mettait en rage envers mon mari et me faisait pleurer, mon cœur de femme était en miettes.
A subir sans arrêt reproches infondés, commandements et solitude et dans mon lit et dans ma vie, je me sentais sombrer.
Me vint l’idée que peut être, égoïstement, moi qui prenais de l’âge, en demandant dissolution de mariage, je pourrais peut être vivre enfin un peu de liberté.
Etant fervente aristotélicienne, je passais mes nuits à me poser des questions. Cela dura des mois. Au soir de reproches plus injustes, l’évidence m’apparut.
De peur de changer d’avis, j’écrivis de suite à Monseigneur Bushiro pour connaitre les démarches à suivre.
Le jour où ses parchemins furent mandés, je quittai le domicile conjugale pour me réfugier au château de montmorency lieu où réside ma mère. Elle fut très contrariée de ma décision mais je la vis se détourner pour pleurer.
Quelques jours plus tard elle ôtait à mon époux les droits de posséder le fief de Courrenzan, elle me reprocha aussi de l’avoir supplié de le lui offrir.
Elle lui reprochait… mais cela ne concerne que la Hérauderie.

Mes enfants Aliénor, Joffrey et Alexandre sont chez dame Joffrey de Dénéré, Duchesse de Baufort en Anjou pour parfaire leur éducation.
Merlin, le dernier-né est en nourrice chez dame Fanchette, intendante de messire Talban et de dame Elsamarie de la Cauve.
Quant à Morgane, elle entre à la prochaine session au collège de Saint Louis.
Et me voila ici, devant vous.

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Torcal
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 16:39

Torcal avait bien écouté le récit de Dame Caerellyn, il se dit que malgré sa faiblesse cette femme n'avait vraiment pas eut une vie de partage dans l'amour et la tendresse que se doit de donner tout mari à son épouse.

bien sur il y avait les deux enfants, mais des enfants suite à quoi? De la tendresse, de l'amour ou simplement un acte physique de mâle en rut? Par rapport au récit il pencha pour cette solution. Bien sur le mariage est un engagement à vie, ainsi l'a précisé Christos, mais quand il y a amour. Là on ne ressent absolument pas d'amour de la part de cet homme, mais plutôt un certain intérêt d'avoir récupéré une belle femme, donc c'est le péché de luxure que pratiquait cet homme et non pas l'acte d'amour, cela ne correspondait en rien avec le sacrement défini par le prophète.

D'avoir aussi récupéré un fief et un titre, que le monde est veule, et bien bas.

Mon Dieu éclaire nous, que nous puissions faire acte de justice envers cette aristotélicienne si malheureuse en ce jour et si seule devant l'adversité. Devons nous la contraindre à continuer à vivre un tel supplice? Vivre avec un homme, qui ne la comprends pas, qui n'est jamais là, qui porte si peu d'intérêt à ce divorce qu'il n'y assiste même pas? Mon Dieu, je pense que rendre la liberté à cette femme ne serait qu'un acte d'amour. Lui permettre de rencontrer un homme qui l'aime et qui lui prouve sa tendresse ne serait que remettre les choses dans le bon ordre des principes aristotéliciens.

Mais Torcal ne dit rien et garda ses pensées pour lui, préférant laisser ses collègues donner leurs propres avis.

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Yopyop
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 18:56

Rentrant d'un travail harassant, le grand blondinet passait devant l'Officialité Episcopale d'Auch en cette soirée du lundi. L'homme était accompagné de Guillaume, son fidèle valet. Les deux hommes étaient bien fatigués de cette dure journée. Depuis qu'il avait été mis à la porte de Caumont, leur domaine familial, le grand blondinet c'était remis au travail, sans rechigner... Sa vie il la voulait au service de ses semblables, son maître était le Très Haut, sa voie était guidée par la lumière divine. Il le savait très bientôt, il devrait se rendre en ce lieu pour faire face à son épouse... Depuis le mois de décembre, il le savait, le moment devait arriver. Mais la convocation reçue, quel ne fut point son désapointement. Il devait s'y rendre quasiment le jour pour le lendemain... Et dans une tenue décente qui plus est ! Il en avait gardé le parchemin dans ses braies... :

Citation :
* Expéditeur : Ecm
* Date d'envoi : 25/02/2011 - 11:40:13
* Titre : [URGENT] Convocation officielle

* Mon fils,

par la présente, vous êtes convoqué à vous présenter à l'Officialité Épiscopale d'Auch (http://archeveche-auch-rr.forumpro.fr/c12-officialite-episcopale-d-auch), afin d'assister à l'audience qui statuera sur l'annulation de votre mariage, à la date du Lundi vingt-huit Février mil quatre cent cinquante neuf .

Qu'il s'agit bien là d'une convocation et non d'une invitation. Que vous êtes prié de vous présenter en tenue convenable et en pleine possession de vos moyens.

Que le tribunal Ecclésiastique ne tolérera aucune absence ou manquement de votre part.

Cette missive fait lieu de convocation officielle.

S�ur Églantine Camille Marguerite, greffière de l'Officialité Épiscopale

A cette convocation, il avait répondu... Impossible d'y être en ce lundi !!! Non, Yop viré de son domaine avait fait don de tous ses plus beaux habits aux pauvres de sa ville. L'hiver est rude et le jeune homme est fort et vigoureux. Tant d'autres en auront plus besoin que lui... c'était il dit. Et lui, le grand blondinet était enfin débarrassé de tous ces mariages ennuyant auquel il se faisait pourtant joie d'y accompagner son épouse à chaque fois qu'elle le souhaitait. Mais maintenant qu'à cela ne tienne... Toute cette richesse ne lui servirait plus. La seule richesse qui lui restait était celle du coeur. C'est donc, puant de sa journée de travail et en habits de mineur qu'il rentrait... Ah les mines, le comté en avait bien besoin et ses journée étaient maintenant tournée vers cette activité. Imaginez la dégaine... Il ne pouvait se présenter ainsi. Voilà pourquoi il avait préférer demander que le procès soit reporté au dimanche, jour dédié au seigneur et où il s'habillait en conséquence... Et n'ayant reçu aucune réponse d'aucune personne il pensait que sa demande était à l'étude ? Pourtant, en passant une agitation fort inhabituelle semblait agiter la foule. Il savait qu'on ne le laisserait pas entrer ainsi habillé...
De quoi s'agit il demanda-t-il ?
Un passant lui répondi : La dissolution du mariage de la putain du comté !
Oh que le Très Haut n'entende point ces paroles !!! Mais qui nommez vous ainsi ?
Ah vous ne la connaissez pas ? Caerellyn de Carpadan ! Et de... Yopyop ? Connais pas ce type là ? Soit disant qu'il a fait des trucs au comté, mais jamais entendu parler. Un de ces cons du comté qui s'en foutent plein les poches sur le dos des autres, comme tous ceux qui sont dans nos institutions, certainement ?

Son sang ne fit qu'un tour ! Guillaume, je dois y aller. Ils n'ont pas du recevoir mon courrier !!! Vite, va me trouver quelques habits, je ne peux me présenter ainsi, ce serait insulter notre seigneur ! Je saurais déjouer les tours de ces gardes pour me faufiler et au moins le plus discrètement possible écouter le début des débats. Retrouves moi vite mon Guillaume, je dois me présenter au plus vite !

Le grand blondinet, bien que peu confortablement installé, où on ne le verrait pas, écoutait... Non d'un canard borgne ! Mais qui sont tous ces gens ? Il y en a du monde pour s'occuper de notre cas. Il ne pensait pas devoir faire face à autant de personnes, lui qui n'aimait pas trop de ces convocations très formelles, avec des cérémonies complexes... Qui est qui ??? Ca, il ne le saurait probablement pas... Arrivé trop tard Sad !

Il ne reconnut que le sieur Torcal, croisé dans les couloirs lorsqu'il était venu lui porter des papiers... Un Diacre froid qui pourtant semblait fort chaleureux avec son épouse, mais qui, à lui n'avait jamais adressé le moindre parole, ni la moindre missive. Même pas un bonjour en passant dans son bureau Sad ! Ah tiens, il prenait d'ailleurs la parole :

Torcal a écrit:
Monseigneur, si je peux me permettre, nous avons reçu une missive que le sieur Yopyop ne peut être présent dans les jours qu'y viennent.
Il dit que comme les choses ont déjà trainer, elles peuvent trainer encore un peu.
Je vois personnellement cela comme un manque de respecte vis à vis de vous et vis à vis de nous et vis à vis de la Sainte Église Aristotélicienne. Je pense sincèrement qu'il cherche simplement à reculer l'échéance des choses à traiter.
Christos à dit : "paix chez les hommes de bonne volonté", là je ne pense pas que se soit le cas.

Tout le monde est présent je ne vois pas pourquoi nous devrions attendre ce sieur?
Oh, le courrier lui avait pourtant bien été remis !!! ??? Mais pourquoi ne pas même avoir pris la peine de répondre ? Il comprit alors ce qu'il craignait... On ne le connaissait pas et pourtant, le jeune homme était déjà jugé ! Ah, oui, il n'avait pas le savoir parlé, ni l'aura, ni même le charisme de Cae... Non, lui se sentait plus près du peuple, plus près du pragmatique et du quotidien des hommes... Mais ces cérémonies mettaient en lumière surtout ceux qui savaient captiver ! Ils auraient pu au moins répondre m'enfin ! C'est la moindre politesse. Au moins mes pauvres sont plus polis que tant d'autres que j'ai pu rencontrer dans ceux qui se disent de la "haute société" !

Torcal a écrit:
De plus je reviens sur l'absence de sieur Yopyop, absence qu'il ne justifie pas mais dans laquelle il nous culpabilise presque d'avoir attendu, et dit que maintenant c'est à nous d'attendre, je ne suis pas d'accord, déjà que Monseigneur a fait tout ce voyage pour eux, il ne va pas encore devoir attendre. Je pense que s'est un manque de respecte pour nous et pour l'église.

Arf, ce diacre l'avait déjà jugé sans même le connaître. Yop n'aimait pas ces personnes qui parlaient sans savoir, bavardaient pour ne dire que des anneries, jugeaient sans connaître, sans savoir, sans même ni penser ni écouter ni réfléchir. Pourtant le jeune homme pria le Très Haut pour qu'il redonne la vue à ce Diacre. Yop savait que ce dernier serait probablement féroce avec lui... Il voyait son parti pris depuis le début. Mais il avait pu découvrir que les hommes étaient parfois ainsi intéressés ou bien guidé hors du droit chemin... Mais s'il était Diacre, c'est que forcément il devait avoir un bon fond... Si il aide les autres et sait se mettre à leur disposition, alors je ne peux lui en vouloir de ne pas m'aimer se dit il. La vie est ainsi faite, je suis prêt à lui laisser la chance de me découvrir si nous nous recroisons et me ferais un plaisir d'aller parler avec lui autour d'un verre de l'amitié dès lors que toute cette affaire sera terminée... Il se dit même que ce divorce terminé, il se ferait un plaisir d'aller parler avec lui, très simplement, hors de ce contexte pesant. Mais pour l'heure, que fais Guillaume !!! ??? Norf de Norf.

Antoineleroy a écrit:
" Non di dju! "
A... Le grand blondinet s'arrêta aussitôt. il venait de reconnaître là l'entrée d'Antoine. Ah, celui là, on le reconnaissait entre tous. Il souriait. Enfin une personne connue et rassurante !!! Ah, bien sûr Antoine était là certainement pour assister Cae ! Antoine était comme un frère pour son épouse. Il ne pouvait que l'appuyer cette dernière, mais... Yop savait qu'Antoine était un de ces très grands hommes du comté, un homme juste et franc. Il prendrait la place qu'il devait avoir. Yop se défendrait espérant ne pas écorcher cet ami qui lui était cher. Mais Antoine était bon juge, même s'il n'était probablement pas bien au courant de tout et n'avait entendu que la version des faits de la part de sa soeur de coeur, Yop était impatient de pouvoir parler... Que fait donc Guillaume... !

Graoully a écrit:
Yopyop de Carpadant de Volmoulys est-il là ?
Mais oui mais... Je ne peux me présenter ainsi... Oh... nooooonnn... Guillaume va arriver ! ?

Torcal a écrit:
Tenez Monseigneur, les hyènes se déchainent déjà !
Ah, probablement rien de bon pour moi... ! Et moi qui n'ait même pas mon dossier avec moi... Quelques papiers m'auraient pourtant bien aidés... Se dit Yopyop.

Ah Guillaume, tu es là... Et, tu as pu me ramener une partie du dossier ? Parfait. Oh non, bougre, ce n'est pas le bon dossier. Bon, je vais me dévrouiller avec ces quelques papiers au besoin. Passes moi vite ces braies. Elles ne sont pas parfaites, mais, cela devrait faire l'affaire !Alors qu'il se changeait, il entendu les dires de son épouse, non sans grommeler bien souvent !

Yop entra dans la salle, déjouant avec sourire tous les gardes postés à l'entrée. Il fit face au tribunal ! Oh seigneur, que d'éminences ici et moi qui ne suis qu'un pauvre homme, je ne connais que bien peu de ces hommes et femmes... Il rougit !Il s'avança et prit possession du grand silence qui c'était fait suite à son entrée.

Il s'inclina en signe de grand respect face à tous ces hommes et femmes.
Messeigneurs, Mesdames, Antoine, Mon ange.
S'introduisit il en faisant un sourire à chacun, les yeux embrumés par quelques larmes qu'il retenait lorsqu'il vit son épouse.
Veuillez pardonner et excuser ce piètre accoutrement dans lequel je me présente ce jour face à vous. Je rentre tout juste de la mine où je me dois aller travailler chaque jour pour pouvoir payer un modeste loyer et partager avec quelques hommes et femmes d'Eauze qui sont dans le besoin, un toit pour l'hiver ! Aider ces nécessiteux me semblait être prioritaire à mon divorce, à cette vie révolue de mon passé, passé dans un certain luxe et train de vie. Oh oui, cette vie, je l'ai aimée, adorée, tant et tant, Messeigneurs, Mesdames. Mais aujourd'hui, je souhaite me ressourcer auprès des valeurs qui ont toujours été les miennes et qui sont les véritables valeurs de la vie. Guillaume, m'a permi d'avoir, au pied levé, puisque je ne m'y étais pas préparé, ces modestes habits mais qui au moins ne vous font pas irrespect. Seule ma personne, mon visage noirci par le labeur, mon odeur encore un peu imprégnée de notre sous sol me fait craindre que vous ne m'acceptiez pas pour écouter ce que j'ai à dire ! ? Si vous préférez que je parte, je le ferai sur le champ... ? Mon mariage aujourd'hui, comme le soulignait Monsseigneur Toral.. Trocal... ? Pardonnez moi si j'écorche votre nom, mais je n'ai pas l'honneur de mieux vous connaître, dit il en rougissant mon mariage, donc n'a plus aucune valeur. Laissez moi vous compter mes jours heureux auprès de mon épouse et ces derniers temps oh combien douloureux.
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David064
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 19:24

David était là silencieux depuis le début. A l'arrivée de l'époux qui se présentait enfin, il se redressa, écoutant avec attention ce que celui-ci avait à dire. Après l'avoir bien écouté, il prit la parole :

Messire Yopyop, Nous sommes là pour écouter tout ce qui peut être dit concernant ce mariage. Je suis personnellement ravi que vous soyez là et j'écoute, tout comme mes frères ici présents, ce que vous avez à dire. Dites-nous tout ce qui vous semble nécessaire de nous indiquer. Vous dites que vous souhaitez aider les plus pauvres d'entre nous, ce qui est louable, mais pouvez-vous nous dire si vous comptez rejoindre les ordres pour cela ou si vous comptez demeurer dans la vie civile, cela a beaucoup d'importance pour notre jugement. Nous vous écoutons Messire.
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Graoully

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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 20:00

Écoute les différentes interventions, et se lève, face à David.

Eh là, minute mon fils ! Pas de précipitation, terminons-en avec Madame, puisque nous avons commencé à l'interroger. Ensuite, tu pourras reposer ta question, qui est tout à fait pertinente, mais seulement après.

A Yopyop.

Si je comprends bien, tu es donc le mari ? Je suis pour ma part l'inquisiteur délégué dans cette officialité. Je t'accepte à l'audience, mais pour le moment, veuille t'asseoir, car nos auditionnons ta femme.

A tous.


Car pour le moment, vous êtes toujours mari et femme, rien ne vous dit de plus que votre mariage va réellement être dissous.

Revenant à Caerellyn.

J'ai plusieurs questions pour ma part. Je t'ai averti que cette procédure est éprouvante, mais il faut tout nous dire. or, tu t'es arrêtée, quand tu ne souhaitais pas que tes enfants fassent je ne sais quoi. De quoi parlais-tu donc ?

Ensuite, te rends-tu compte que tu as commis, et par deux fois, le péché de luxure ? T'es tu jamais confessée pour cela ? L'as-tu jamais dit à ton mari ? Sait-il que l'enfant n'est pas de lui ?


Sur ces questions, l'abbé se rassit, posant son regard, devenant dur, sur la vicomtesse.
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David064
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 20:09

David, qui assistait là à sa première audience, était un peu perdu. Il reprit le silence et écouta respectueusement l'Inquisiteur parler.
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caerellyn de Carpadant
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 20:32

L'entrée de Yopyop ne l'avait pas fait tressauter, elle était comme sous l'emprise d'une drogue qui la faisait se concentrer sur ses réponses pour qu'elles soient les plus claires possibles.

Je ne voulais absolument pas que mes enfants assistent à ces querelles et reproches incessants. Je voulais et je faisais ce qu'il fallait, dans la mesure du possible, pour qu'ils n'y assistent point. Elle bégayait Je voulais qu'ils aient de leurs parents une image de bonheur et de sérénité.

Je me suis confessée et plus d'une fois de ce péché de luxure qui me tourmentait, à tel point que le prêtre qui m'entendait me le fit remarquer. Il m'exhortait à dire la vérité à mon époux. En sanglots je lui expliquais mes raisons. Il me dit que Dieu était Amour et que devant mon repentir sincère Il ne pouvait que m'accorder Son Pardon.. Elle étira légèrement des lèvres pâles Je me crus débarrassée de cette bête monstrueuse qui me rongeait. Une seconde où je put respirer librement. Mais la bête poursuit son œuvre, et il me faudra survivre avec elle.

Je n'ai donc jamais avoué à mon époux la vérité. Il ne la connait toujours pas, puisqu'il arrive maintenant et n'a point entendu.
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Torcal
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Dim 6 Mar - 23:54

Torcal avait entendu la déclaration du mari, homme, qui selon les apparences paraissait sincère.
Il rentrait de la mine, évidemment cela montrait qu'il était travailleur, un travailleur comme les aime Dieu.
Maintenant, Le diacre se demandait, un peu comme le frère David l'avait déjà souligné, ce charisme et ce dévouement pour les pauvres que l'homme semblait démontrer était-il sincère et pas seulement pour donner une impression de....
Cette soi disante piété, l'entrainerai-t-elle à lui faire suivre la voie de l'église, car à montrer un tel dévouement, il devait être capable de montrer l'exemple à bien des clercs, il ferait une recrue exceptionnelle. Torcal lui-même serait fier de servir Dieu auprès d'un tel frère.

Cependant comme l'avait souligné Monseigneur Graoully, ne nous fions pas qu'aux apparences et aux paroles prononcées pour une telle occasion. En fait, la position de l'épouse, bien que fautive paraissait plus sincère et plus humble, au moins elle assumait sa faiblesse momentanée, faite sous le coup de la solitude, et du manque de tendresse d'un mari qui paraissait être plus un vieil ami qu'un vrai mari.
De plus la version du domicile ne correspondait pas avec celle de l'épouse. Ce divorce était difficile à traiter, si divorce il y avait un jour. Mais il est sur que quelqu'un ne disait pas la pure vérité.

De toute façon, comment obliger deux personnes, ou même une seule des deux, qui ne veut plus vivre avec l'autre, et qui ne l'aime plus, à continuer une vie de couple. Cela veut dire : faire courir le risque aux enfants de vivre dans une ambiance de discorde, faire vivre à l'autre une vie de misère spirituelle et psychique. Dieu veut des couples qui s'aiment qui créent des conditions de vie favorables pour leurs progéniture.

Cela ne pouvait plus être le cas, quant à ces deux personnes. Ainsi les obliger à vivre ensemble serait à l'encontre même de la volonté du Très-Haut. Torcal pensa que le mari ne tenait pas compte de tous ces critères à cause de son désir de garder son épouse comme ci s'était sa propriété, son objet, sa chose. Il fallait lui en faire prendre conscience, pour son propre bien, pour le bien de l'épouse et surtout pour le bien des enfants.

Ce divorce paraissait aller à l'encontre des déclarations divines mais les voies de Dieu sont impénétrables. Parfois Dieu laisse s'engendrer des situations, que les gens pensent mauvaises, mais qui en fait apporterons une nouvelle solution dans le temps, solution qui apportera le bonheur à chacun des personnages de cette triste scène, car comme il est dit : Dieu fait toujours les choses pour le bien de ses créatures, mêmes si celles-ci ne le comprennent pas toujours au premier abord.

Il resta songeur, sans intervenir attendant les commentaires de ses collègues de l'officialité.

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Graoully

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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Lun 7 Mar - 17:53

Souriant. D'aucuns auraient pu croire que c'était par compassion, mais c'était surtout car l'abbé était ravi d'avoir trouvé sa prochaine réplique, qui allait fortement déranger la vicomtesse. Certes, la vérité allait être dite, mais l'abbé était fort curieux de la réaction qu'aurait le mari à cette annonce.

Ma chère fille, tu t'es confessée, c'est ma foi une bonne chose. Mais puisque ton mari ne le sait pas, ne crois-tu pas que c'est une excellente occasion de lui dire la vérité ?

Brève pause.

Tu sais donc ce qu'il te reste à faire...

Dit-il, désignant par un signe de tête Yopyop, tout en se calant un peu plus dans son siège.
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caerellyn de Carpadant
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Lun 7 Mar - 19:27

Elle se tourna vers son époux, plongea son regard émeraude dans le sien, devint transparente mais garda cette voix si haute, claire et douce.

Mon époux, j'ai et depuis longtemps, un aveu à vous faire.

Alexandre n'est point votre enfant. Il est le fruit de relations coupables entre le comte Strakastre et moi-même. C'est arrivé deux fois, deux soirs où, sans le vouloir, du moins consciemment, seul le sans nom pourrait le dire ,quittant très tard le conseil, nous nous sommes croisés . La question ne c'est pas un instant posée pour moi de savoir qui était le père de cet enfant que je portais , comme vous le savez
, elle baissa la voix sachant qu'il allait certainement souffrir dans sa fierté d'homme, se le reprochant, mais la Vérité devait être enfin dite, Vous ne me touchiez plus depuis quasiment la naissance des jumeaux, j'avais besoin de tendresse, ce qui n'absout en rien mon péché.

Je n'ai rien avoué malgré les nuits à pleurer et réfléchir, malgré mon confesseur qui me poussait à le faire, je ne pensais qu'au bonheur des enfants, à ne point briser la famille.

Le comte a vu Alexandre la moitié d'une heure depuis sa naissance. Il n'a jamais refusé de le reconnaitre, mais ne l'a jamais demandé. Je ne l'aurais pas permis, vous êtes son père, vous l'avez élevé et éduqué.

Cette bête qui me ronge et me rongera jusqu'à la fin de mes jours, et qui se nomme culpabilité est là, vivante. Mais enfin, maintenant vous savez ! Je vous en demande pardon sincèrement et du fond de mon cœur.


Elle ferma les yeux et poussa un profond soupir. Puis elle rechercha son regard.
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Graoully

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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Lun 7 Mar - 19:49

Avant que Yopyop ne puisse répondre, l'abbé s'adressa aux époux.

Ma fille, je te félicite, voilà une très bonne chose ! C'est un peu tard, mais il n'est jamais trop tard pour cela. Quant à toi, mon fils, apprécie je te prie le courage de ton épouse d'avoir avoué ceci, et en bon aristotélicien, même si c'est chose horrible qu'elle a ainsi fait, le pardon t'est fortement conseillé.

Se tournant vers Bushiro.

Certes mon frère, nous n'étions pas là pour ça, mais c'était une excellente occasion, ne trouvez-vous pas ?

Aux époux.

Ma fille, je te laisse te remettre de tes émotions pour le moment, tu peux aller t'asseoir. Mon fils, viens donc prendre la place de ta femme. Tu vas énoncer ton nom, le lieu de ta naissance, les endroits où tu as pu résider. De plus, es-tu aristotélicien ? Crois-tu en les enseignements d'Aristote et de Christos, relayés quotidiennement par la Saint-Église aristotélicienne et romaine ? Es-tu baptisé dans l'amitié aristotélicienne ?

Se penchant une nouvelle fois vers Torcal, et lui murmure.

Mon fils, tu ne m'as pas répondu, à quelle heure est servi le déjeuner ?
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caerellyn de Carpadant
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Lun 7 Mar - 19:58

Elle salua respectueusement le prêtre inquisiteur, balaya du regard, sans qu'un trait de son visage se meuve, le visage de son époux et s'en retourna vers sa chaise. Son frère de cœur était là, à ses cotés. Il posa une main sur sa main et enfin son visage fut baigné de larmes. Elle se tenait pourtant toute droite, sentant que s'il elle ne contrôlait pas son corps, il s'affaisserait.
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Lun 7 Mar - 20:25

David restait silencieux, prenant soin d'écrire quelques mots sur un parchemin. Il observait avec attention ce qui se passait.
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Torcal
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Lun 7 Mar - 21:22

Monseigneur le repas est servit à 18 h. on viendra nous avertir et nous seront servit dans un petit salon particulier ou non pourrons deviser ensemble. Nous attendons e vous d'ailleurs quelques conseils et lumières.

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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Lun 7 Mar - 23:28

Le grand blondinet s'inclina de toute sa hauteur devant les personnes qui se préentaient à lui. Il était heureux de pouvoir rester... Il avait tant à dire, non réellement pour sa défence, mais plutôt pour la sauvegarde de son épouse...

Mes frères et soeurs, Monseigneur Graoully, Merci de me donner la parole.

Je me prénomme Yopyop de Volmoulys. Mais, je me fais appeler Yop, je trouve cela bien plus simple et cela me correspond mieux. Je serais heureux que vous m'appeliez simplement de la sorte. Je suis né à Blois, un 20 février 1436 dans une famille aimante et adorée. Ah une famille fort pauvre certes, mais de grande valeur pourtant. Cependant, j'apprends un jour que cette famille au grand coeur m'a simplement recueilli, adopté... Le bébé que j'étais avait été abandonné ! Pour mes 20 ans, je décide donc de partir vers Nevers à la recherche de mes vrai parents, à la poursuite de mes racines.

Je m'égare un peu par rapport à vos questions. Comprenez simplement, que je ne souhaite que vous ouvrir mon coeur et vous compter ma vie et ma version des faits... Pour me limiter à vos questions, donc, J'ai suivi mon épouse lorsqu'elle a quitté Nevers pour venir à Eauze. Nous avions décidé de nous installer ici, dans cette toute nouvelle cité. Merveilleuse et accueillante au demeurant. Les ruelles regorgent de surprises et de magnificence. J'espère que vous accepterez que je puisse vous servir de guide si l'idée de venir visiter les Eluzates pourrait vous être plaisante.
Evoquer sa ville avait illuminé le visage du grand blondinet, pourtant bien abimé par la journée à la mine. Son sourire semblait être communicatif. Voilà les villes que j'ai pu traverser. Cependant... Je possède un appartement à Auch, notre capitale. Il s'agit d'une commodité. Nous avons étés appelés fréquemment, mon épouse et moi même, de par notre statut nobiliaire et notre engagement auprès de notre comté, à aller protéger notre capitale et notre château. Nous ne nous sommes jamais exemptés de ces devoirs et si vous connaissez l'histoire du comté, vous comprendriez que nous avons passé à plusieurs reprises des semaines entières à se tenir à disposition de la prévoté.

Il parcourut du regard toute l'assistance. Oui, je suis Aristotélicien. J'ai été baptisé aux côtés de mon épouse par notre très regretté père Amaury-Hauber. La famille Aristotélicienne nous a accueillis tous deux au cours de la même cérémonie, juste avant nos épousailles. Mais je confesse que je ne me rends pas à l'église tous les dimanches. Je ne suis pas un grand philosophe ni un assidu lecteur des saintes écritures. Je suis un homme pragmatique qui vit dans l'action et le respect. Aristote et Christos sont nos modèles, ils ont ouvert la voie, nous ont montré, expliqué. Je ne vis pas dans leurs sillages, je ne cherche pas à les imiter, j'en serai bien incapable. Je suis homme et pécheur. Pour autant, je préfère directement rechercher la lumière du Très Haut pour guider ma vie et mes pas. Aristote et Christos viennent en soutient de par leurs enseignements pour le peu que je connaisse de ces derniers. Je me remet donc plutôt aux hommes de la théologie que vous êtres lorsqu'une question se pose ou lorsqu'un réponse m'est nécessaire. Voilà comment je vis mon engagement Aristotélicien au quotidien.

Yop inquiet regardait tous ces yeux qui le scrutaient. Il entendit dans le silence qui suivit son intervention une question... il ne sut pas de qui elle vient : Mon fils, tu ne m'as pas répondu, à quelle heure est servi le déjeuner ? Oh oui, il fait grand faim ! Ah nooooonnnnn ! C'était tout lui ça... Ne pouvait il pas se taire parfois et ne pas laisser parler ainsi ses sentiments ? Voilà bien pourquoi il n'était pas à son aise dans la haute société... Pourvu que personne ne l'ait entendu... Mais depuis le matin, il pensait rentrer dans son logis pour manger et le voilà ici, le ventre bien vide... Mais il devait faire bonne figure, c'était important. Il mangerait après. Ah que n'avait il pas dit là, pas trop fort, heureusement ! Pour tenter de rattraper la situation, il ajouta, espérant qu'on le laisse parler librement : Si je suis là, devant vous, c'est parceque je voudrais pouvoir répondre à mon épouse et pouvoir vous livrer ma version des faits, de mon engagement à ses côtés et de ce qu'a été ma vie jusqu'à aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Lun 7 Mar - 23:41

Elle se leva d'un bond, rouge comme pivoine, bouche ouverte prête à parler, resta comme suspendu un instant dans les airs, puis se laissa retomber, soulevant légèrement. les épaules.
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Mar 8 Mar - 16:03

Kev avait eu vent de la demande de dissolution de Caerellyn. Depuis tant de temps, il ne l'avait point vu. Sans doute, pensait-il, avait-elle oublié. C'est ce qu'il voulait se dire, car ce n'était pas là le souvenir qu'il avait de la jeune fille. Non, elle n'oubliait pas ses amis, elle n'oubliait personne. Quand elle avait donné son amitié, voire plus à quelqu'un, jamais elle ne le reprenait. Et pourtant, elle ne passait jamais le voir. Certes, il aurait pu se rendre chez elle, la voir, mais était-ce là des manières, envers cette femme mariée. Peu à peu il s'était fait ombre, avait oublié l'air du dehors, le souffle du vent. Il restait des semaines durant dans sa maison, à lire des ouvrages sur biens des sujets. Sa dernière lubie avait été les traités de navigations. Il savait aujourd'hui naviguer, lui qui n'avait pourtant vu d'autre embarcations que la barque dans laquelle il pêchait parfois...
Mais il continuait à se tenir au courant des nouvelles du monde. Chaque semaine, après l'office dominical, il se faisait conter les nouvelles de la vie du dehors par quelques gamins. C'était faiblement intéressant, et il oubliait bien vite ces informations futiles...
Mais lorsque le gamin du jour lui avait dit que le grand inquisiteur était venu pour casser le mariage de Caerellyn, il n'avait pas oblitéré.

Après de longues heures de réflexion, il avait tout de même tenu à comprendre pourquoi son amie avait décidé de rompre son engagement, pourquoi elle avait décidé de retirer son amour à cet homme qu'il n'avait au demeurant jamais rencontré.
Ainsi, il viendrait assister à la séance. Mais sa présence, une fois de plus, serait-elle appropriée? Il mit un terme à sa réflexion : il ne serait pas reconnu.
Il ouvrit une vieille malle, et en sortit une robe qu'il n'avait plus porté depuis bien longtemps. Il réfléchit et vit la dernière fois qu'il l'avait ôté : le jour où il avait changé pour mettre celle qui était à coté, celle de paladin de l'ordre du temple. Cela remontait. Il avait depuis renié son engagement à cet ordre dont les manières lui plaisaient guère. Il avait bien fait, car quelques semaines après la Vatican lui-même avait renié cet ordre, pour les mêmes raisons qui l'avaient fait fuir.
Il s'y rendrait donc sous cette tenue pieuse, robe de bure qui le dissimulait totalement, sans présenter pour autant le moindre signe d'un ordre quelconque. Il ne serait personne.


Au pied des marches menant à la salle d'audience, il attendait, épiant les visages. L'évènement attirait, et certains couraient pour ne pas être en retard.
IL resta quelques instant le regard vide sur la foule, jusqu'à ce que des éclats de voix viennent le ramener au monde réel.


Citation :
La dissolution du mariage de la putain du comté !
Oh que le Très Haut n'entende point ces paroles !!! Mais qui nommez vous ainsi ?
Ah vous ne la connaissez pas ? Caerellyn de Carpadan ! Et de... Yopyop ? Connais pas ce type là ? Soit disant qu'il a fait des trucs au comté, mais jamais entendu parler. Un de ces cons du comté qui s'en foutent plein les poches sur le dos des autres, comme tous ceux qui sont dans nos institutions, certainement ?

A quelques pas de lui, il distinguait un homme le visage enduit de noir de charbon interpeller un homme à qui il n'aurait jamais prêté la moindre confiance. Le ton était élevé, de sorte qu'on eut pu l'entendre bien loin de là. Outre le visage barré d'une vilaine cicatrice, l'homme avait été marqué au fer rouge, signe de ses déboires envers la justice ici ou là. Mais c'était son ton qui semblait le plus étonnant. Non qu'il se permettait d'insulter ouvertement une noble en la nommant, chose que personne n'aurait osé si ouvertement face à un inconnu au risque de se retrouver dans les basses fosses d'une donjon sous les bons hospices d'un bourreau. Non, son ton était celui d'un homme qui avait si bien appris son texte. La réaction du charbonné tendait dans le sens d'un discours arrangé, alors qu'il semblait feindre la le choc avant même de savoir s'il y avait ou non lieu à cela : s'il s'était agi de la dissolution de mariage entre la grosse matrone de quelque auberge des bas fonds dont le lit était plus couru que l'assiette, et de son triste mari plus cornu que cent taureaux, qui aurait montré tel émoi?
Il continua à observer cet homme qui gesticulait à en ameuter la place, hurlant à son valet de lui trouver vêtement présentable (Kev nota au passage qu'il était étrange qu'un homme vivant de son travail à la mine eut un laquais...), il lui sembla apercevoir vivement le maraud empocher une petite bourse et un clin d'œil vers le laquais. Tout se passa si vite qu'il douta même que cela eut lieu quelques secondes après. Cela aurait tout de même été si étrange...

A la suite du pseudo mineur, il pénétra dans la salle, et s'assit au fond, dans un recoin sombre, et vérifia que son capuchon dissimulait bien son visage. Les débats avaient déjà débuté, Et son amie était là, en train de conter sa vie et il l'entendit même prononcer son nom. Il redoubla d'attention, suivant mot à mot ce qui se disait. Enfin, il commençait à comprendre l'attitude de son amie depuis tout ce temps.
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Mar 8 Mar - 20:21

Gehen , attendant toujours son tour , observait les différentes personnes convoquées , chacune réagissait plus ou moins à chaque question ou réponse....celà le faisait même sourire parfois.
Ce qui le faisait moins rire , c'était de voir des personnes non convoquées , prendre place et allant même jusqu'à parler sans que l'on leur demande...
Les audiences étaient longues , alors si des gens non concernés venaient allonger les débats , quand allaient-ils être entendu , Cooky et lui????
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Mar 8 Mar - 20:34

Regarde effronté la vicomtesse se lever puis se rasseoir. Se retenant toutefois de l'apostropher, il regarda encore d'autres personnes entrer. L'une d'elle se mettait au fond, ça n'allait pas se passer comme ça. Il se releva.

Hep, toi là-bas !

Dit-il, s'adressant à Kev.


Pourquoi prends-tu donc place au fond ? Et rabats donc cette capuche que l'on voie ton visage, ou je fais appeler la garde ! Je souhaite pouvoir distinguer les visages de tous ! Dépêches-toi donc !
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   Mar 8 Mar - 20:48

La jeune femme se retourna pour tenter d'apercevoir l'homme a qui l'on s'adressait de manière si véhémente. Elle n'aperçut qu'une tenue de bure recouvrant? qui pouvait dire ! un profond capuchon masquait, il est vrai complétement le visage. Elle haussa un sourcil puis oublia vite, se demandant si, elle aussi, elle allait pouvoir poser question à son époux. Choses dites lui apportaient chagrin plus pesant et inquiétudes.
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MessageSujet: Re: Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )   

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Salle d'Audience ( Caerellyn c. Yopyop )
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